Expérimenté depuis juillet, l’étiquetage écologique sur les produits de 160 entreprises est uniquement en ligne chez la moitié. Les consommateurs sont consultés sur le site du ministère de l’Écologie.
Depuis le 1er juillet, l’affichage environnemental a commencé sur les produits de 160 entreprises. Une expérimentation, prévue par le Grenelle de l’environnement, sur laquelle Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, a fait un point d’étape après ces trois premiers mois de tests.
L’étiquette, papier ou dans la moitié des cas seulement sur Internet, détaille les impacts écologiques des produits sur le climat, l’eau, l’air ou la biodiversité.
Pour le ministère, « cet affichage multi critères, multi produits et multi supports (étiquette sur le produit, sur internet, application mobile, information sur le lieu de vente…) est une première mondiale et sa généralisation pourrait être étudiée après remise au Parlement d’un bilan de l’expérimentation début 2013. »
Consultation des entreprises et des consommateurs
Un questionnaire sera envoyé d’ici la fin de l’année aux entreprises participantes sur la faisabilité technique et économique de l’affichage. Des enquêtes test seront menées par la Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), sur la faisabilité de futurs contrôles du dispositif sur un échantillon d’opération (contrôles documentaires notamment).
L’avis des consommateurs sera recueilli: sept associations de consommateurs* vont élaborer un questionnaire pour recueillir, lors de réunions en régions, les avis des consommateurs sur le format de l’affichage et les informations. Elles formuleront des préconisations.
Parallèlement, une consultation grand public est lancée sur le site du ministère, pour tester la compréhension par les consommateurs de l’affichage et de la démarche engagée (www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr).
Cette plateforme de consultation a été mise en place par l’agence la Netscouade, qui souligne qu’elle illustre l’engagement français pour la convention d’Aarhus, convention européenne sur la consultation et la participation du public en matière d’environnement.
Un fouillis de pictogrammes
L’expérimentation dure un an. Ensuite, on ne peut qu’espérer que l’on évolue vers un minimum de standardisation – et de certification: le choix des pictogrammes et affichages reste du ressort de chaque participant: le consommateur n’y gagne pas en clarté, et surtout la possibilité de comparaison est pratiquement exclue.
Une étude Ethicity (PDF) avec l’Ademe a ainsi trouvé, sur 43 expérimentations, pas moins de 12 façons de nommer le CO2…
* Les sept associations de consommateurs participantes sont: Association de Défense d’Education et d’Information du Consommateur, Association Force Ouvrière Consommateurs, Association Etudes et Consommation CFDT, Confédération nationale des associations familiales catholiques, Familles de France, Familles Rurales et Union Nationale des Associations Familiales.
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