La collecte de déchets électroniques en magasins tend à se répandre. L’américain ecoATM a conçu un automate de gestion des consignes pour téléphones portables. L’éco-geste du consommateur est valorisé en liquide ou en bon d’achat.
La bonne vieille consigne est encore en vogue dans certains pays comme l’Allemagne pour récupérer le verre usagé. Un modèle que l’entreprise américaine ecoATM ouvre aux appareils électroniques, à commencer par les téléphones mobiles. Elle commercialise un automate réservé pour l’heure à la gestion des consignes des portables, mais qui pourrait collecter demain d’autres produits, comme les lecteurs MP3 ou les ordinateurs.
ecoATM est partie d’un constat simple mais alarmant: aux Etats-Unis, seuls 10% des mobiles sont recyclés chaque année. Les autres finissent dans les placards ou les décharges publiques. Cela donne un aperçu assez concret du gaspillage des ressources et du marché encore frileux du recyclage des produits électroniques. Pourtant, les portables contiennent des matières premières ayant une valeur non négligeable, dont des matières rares, telles que l’or, le cuivre ou le coltan.
Née en 2008, la start-up américaine a alors conçu une machine homonyme (en américain, un ATM est un guichet automatique de banque) de consigne pour les téléphones mobiles: les consommateurs récoltent de l’argent lorsqu’ils rapportent leur portable à l’automate. Celui-ci ressemble à un distributeur de billets. L’ecoATM récupère non seulement les téléphones mobiles, mais aussi leurs chargeurs et batteries. A terme, il devrait recevoir un plus grand nombre d’appareils électroniques.
Un scanner pour reconnaître le modèle de téléphone
Le procédé est simple: le consommateur souhaitant se débarrasser de son téléphone, quel que soit son état, le passe devant le scanner de la machine, qui l’analyse et affiche sa marque et son modèle sur l’écran. L’utilisateur confirme les informations et saisit sur l’écran tactile des indications complémentaires, telles que l’état du téléphone. L’automate utilise une caméra pour vérifier que l’écran n’est pas brisé, qu’aucune rayure n’a endommagé la coque… Après ce court examen, la machine rend son verdict.
Si le téléphone est en assez bon état, le consommateur reçoit le montant de sa valeur en liquide ou en bon d’achat. Le téléphone sera réinitialisé, remis en état le cas échéant, et revendu. « Nous travaillons avec 50 revendeurs à travers le monde, qui redonnent une seconde vie aux téléphones en les vendant sur leur marché local. La plupart sont à l’étranger, mais il en existe aussi aux États-Unis », précise Anita Giani, chargée de communication chez ecoATM, qui ne voudrait pas que l’on accuse son entreprise d’alimenter les pays en voie de développement en déchets électroniques.
La moitié des téléphones vont au recyclage
Si le téléphone ne peut resservir, le consommateur peut le récupérer ou choisir de l’envoyer au recyclage. La moitié des téléphones ainsi repris sera démontée et leurs différentes pièces récupérées serviront à fabriquer de nouveaux produits ou seront recyclées. « L’usine Umicore de Bruxelles, en Belgique, est par exemple l’une des usines avec lesquelles nous travaillons. Elle récupère les biens électroniques et leurs composants pour les réutiliser dans de nouveaux produits », indique Anita Giani.
L’utilisateur qui se débarrasse de son appareil récupère une somme d’environ 20 dollars, et qui peut atteindre les 100 dollars par pièce déposée. Autre option, un bon d’achat est remis à l’usager pour le magasin où se situe la consigne.
Pour lutter contre la fraude, l’ecoATM dispose, lorsque la procédure est légale dans l’Etat concerné, d’un système d’identification par empreintes digitales. Si le mobile a été déclaré volé, la personne l’ayant déposé dans l’ecoATM pourra être reconnue.
L’entreprise vise l’installation de 700 machines en 2011. Pour l’instant, la start-up concentre son offre sur son territoire, mais fait déjà des envieux: « De nombreux pays se montrent intéressés », affirme sa porte-parole.
Si l’entreprise ne peut pas compter sur les subsides fédéraux ou locaux pour se développer, elle a déjà séduit une société de capital-risque. Muette sur ses bénéfices, ecoATM pourrait bientôt rouler, si ce n’est sur l’or, tout du moins sur le cuivre ou le coltan.
EcoATM, un automate pour collecter les téléphones mobiles usagés
Auteur :
Elsa Sidawy, Cleantech Republic
Chapô :
La collecte de déchets électroniques en magasins tend à se répandre. L’américain ecoATM a conçu un automate de gestion des consignes pour téléphones portables. L’éco-geste du consommateur est valorisé en liquide ou en bon d’achat.
La bonne vieille consigne est encore en vogue dans certains pays comme l’Allemagne pour récupérer le verre usagé. Un modèle que l’entreprise américaine ecoATM
http://www.ecoatm.com/index.htm
ouvre aux appareils électroniques, à commencer par les téléphones mobiles. Elle commercialise un automate réservé pour l’heure à la gestion des consignes des portables, mais qui pourrait collecter demain d’autres produits, comme les lecteurs MP3 ou les ordinateurs.
ecoATM est partie d’un constat simple mais alarmant: aux Etats-Unis, seuls 10% des mobiles sont recyclés chaque année. Les autres finissent dans les placards ou les décharges publiques. Cela donne un aperçu assez concret du gaspillage des ressources et du marché encore frileux du recyclage des produits électroniques. Pourtant, les portables contiennent des matières premières ayant une valeur non négligeable, dont des matières rares, telles que l’or, le cuivre ou le coltan.
Née en 2008, la start-up américaine a alors conçu une machine – éponyme – de consigne pour les téléphones mobiles: les consommateurs récoltent de l’argent lorsqu’ils rapportent leur portable à l’automate. Celui-ci ressemble à un distributeur de billets. L’ecoATM récupère non seulement les téléphones mobiles, mais aussi leurs chargeurs et batteries. A terme, il devrait recevoir un plus grand nombre de biens électroniques, des lecteurs MP3 aux ordinateurs.
Un scanner pour reconnaître le modèle de téléphone
Le procédé est simple: le consommateur souhaitant se débarrasser de son téléphone, quel que soit son état, le passe devant le scanner de la machine, qui l’analyse et affiche sa marque et son modèle sur l’écran. L’utilisateur confirme les informations et saisit sur l’écran tactile des indications complémentaires, telles que l’état du téléphone. L’automate utilise une caméra pour vérifier que l’écran n’est pas brisé, qu’aucune rayure n’a endommagé la coque… Après ce court examen, la machine rend son verdict.
Si le téléphone est en assez bon état, le consommateur reçoit le montant de sa valeur en liquide ou en bon d’achat. Le téléphone sera réinitialisé, remis en état le cas échéant, et revendu. « Nous travaillons avec 50 revendeurs à travers le monde, qui redonnent une seconde vie aux téléphones en les vendant sur leur marché local. La plupart sont à l’étranger, mais il en existe aussi aux États-Unis, » précise Anita Giani, chargée de communication chez ecoATM, qui ne voudrait pas que l’on accuse son entreprise d’alimenter les pays en voie de développement en déchets électroniques.
La moitié des téléphones vont au recyclage
Si le téléphone ne peut resservir, le consommateur peut le récupérer ou choisir de l’envoyer au recyclage. La moitié des téléphones ainsi repris sera démontée et leurs différentes pièces récupérées serviront à fabriquer de nouveaux produits ou seront recyclées. « L’usine Umicore de Bruxelles, en Belgique, est par exemple l’une des usines avec lesquelles nous travaillons. Elle récupère les biens électroniques et leurs composants pour les réutiliser dans de nouveaux produits », indique Anita Giani.
L’utilisateur qui se débarrasse de son appareil récupère une somme d’environ 20 dollars, et qui peut atteindre les 100 dollars par pièce déposée. Autre option, un bon d’achat est remis à l’usager pour le magasin où se situe la consigne.
Pour lutter contre la fraude, l’ecoATM dispose, lorsque la procédure est légale dans l’Etat concerné, d’un système d’identification par empreintes digitales. Si le mobile a été déclaré volé, la personne l’ayant déposé dans l’ecoATM pourra être reconnue.
L’entreprise vise l’installation de 700 machines en 2011. Pour l’instant, la start-up concentre son offre sur son territoire, mais fait déjà des envieux : « De nombreux pays se montrent intéressés », affirme sa porte-parole.
Si l’entreprise ne peut pas compter sur les subsides fédéraux ou locaux pour se développer, elle a déjà séduit une société de capital-risque. Muette sur ses bénéfices, ecoATM pourrait bientôt rouler, si ce n’est sur l’or, tout du moins sur le cuivre ou le coltan.




Mots-clefs :










Suivez SmartPlanet.fr
Inscrivez-vous
Inscrivez-vous