Eolien offshore, Areva s’allie à l’espagnol Iberdrola

Par Thierry Noisette | 29 juin 2011 | 1 commentaire

Déjà allié à GDF Suez et Vinci pour trois champs d’éoliennes en mer, Areva a conclu un partenariat avec Iberdrola Renewables pour les deux autres zones de l’appel d’offres de 10 milliards d’euros à venir.

Le grand appel d’offres qui doit être lancé prochainement par le gouvernement (« dans les prochaines semaines », annonçait la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 31 mai à SmartPlanet) pour cinq champs d’éoliennes en mer, un projet de 10 milliards d’euros pour 6 gigawatts de puissance installée d’ici 2020, excite les appétits et pousse les candidats à s’allier.

Areva et l’espagnol Iberdrola Renewables annoncent ainsi ce mercredi un accord pour des projets conjoints dans l’éolien offshore, sur deux (Saint-Brieuc sur la Manche et Saint-Nazaire sur l’Atlantique) des cinq zones retenues pour la première phase de l’appel d’offres (3 GW).

Cet accord prévoit qu’Areva sera le fournisseur exclusif des turbines qui équiperont les champs éoliens développés par Iberdrola Renewables.

Iberdrola Renewables est le leader mondial du secteur éolien « avec environ 10.000 MW de projets en développement à travers l’Europe, principalement au Royaume-Uni », indique le groupe, tandis qu’Areva se présente comme un des trois premiers acteurs européens de l’éolien en mer.

« Le succès de son éolienne M5000, concrétisé par déjà plus de 600 MW de commandes fermes, confirme la confiance des clients dans la technologie éprouvée du groupe. D’ici fin 2013, la base installée représentera plus de 120 éoliennes en fonctionnement en Europe », indique Areva.

Alliances en série

En mai, le groupe nucléaire s’était déjà associé à GDF Suez et Vinci pour trois champs sur les côtes normandes (Dieppe-Le Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp).

En avril, l’allemand WPD, Alstom et EDF Energies Nouvelles s’étaient associés pour le parc de Fécamp.

En février, deux entreprises de chantiers navals, DCNS et STX France, ont annoncé leur partenariat dans l’éolien offshore.

Fiche d’identité: Iberdrola Renovables

  • Siège international des activités éoliennes en mer : Glasgow (Grande-Bretagne).
  • Projets éoliens en Europe: environ 10.000 MW, principalement au Royaume-Uni, où elle développe actuellement le projet Argyll en Écosse.
  • En partenariat avec Vattenfall, Iberdrola Renovables va également développer jusqu’à 7.200 MW avec le projet East Anglia, au large des côtes de Norfolk.
  • Iberdrola Renovables est présent dans 23 pays avec une capacité installée de plus de 12.800 MW et plus de 60.000 MW en projets à fin mars 2011.

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  • 1

    Butre

    18 juillet 2011

    Eolien en mer : 20 milliards d’argent public  » engloutis « 

    Vingt milliards d’euros pris sur la facture d’électricité des français vont être  » engloutis »
    le long des côtes de la France pour fabriquer 3% d’une électricité intermittente dont elle n’a pas besoin puisqu’elle exporte 15% de sa production actuelle.

    Cette production de kilowattheures cinq fois plus chers, entrainera officiellement une hausse de 13% du tarif de l’électricité des ménages alors que trois millions d’entre eux ne peuvent plus payer leur facture.

    La subvention faramineuse de vingt milliards d’euros d’argent public correspondra selon
    les sources officielles à créer dix mille emplois hypothétiques soit une  » prime » jamais atteinte de deux millions d’euros par emploi créé.
    La filière française d’éolien en mer devait être nationale et d’excellence.
    Or les groupes industriels français AREVA, EDF, GDF- SUEZ prêts à répondre à cet appel d’offre se sont tous déjà associés aux leaders industriels mondiaux éoliens danois, allemands, espagnols et chinois qui se serviront de cette opportunité pour exporter leurs machines déjà opérationnelles et envahir un peu plus notre pays.
    Pour couronner cette décision deux des cinq sites choisis pour implanter les six cents premières éoliennes posent des problèmes majeurs.
    Au Tréport les marins pécheurs soutenus par la ville refusent catégoriquement un projet
    qui entrainera la perte de leurs emplois et qui les conduira à devenir des « assistés économiques ».
    Le projet d’Arromanches pudiquement baptisé « Courseulles-sur-Mer » fait l’objet d’une protestation internationale en provenance de milliers de citoyens de plus de cinquante pays.
    Ceux ci s’insurgent de voir la France porter une atteinte inadmissible à ce lieu de mémoire symbole de la bataille de Normandie où dix mille soldats en provenance de nombreux pays ont été tués ou blessés le 6 juin 1944 pour délivrer la France.

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