Gaz naturel: la start-up GreatPoint se développe en Chine | SmartPlanet.fr

Gaz naturel: la start-up GreatPoint se développe en Chine

Par Martin LaMonica | 13 mars 2012 | 1 commentaire

Dans le cadre d’un contrat de 1,25 milliard de dollars, la technologie de transformation du charbon en gaz naturel de GreatPoint Energy sera mise en œuvre en Chine. Ce sera la première usine à grande échelle au monde pour cette technologie.

GreatPoint Energy a construit une usine de démonstration dans le Massachusetts pour son procédé de transformation du charbon en gaz naturel (crédit: Martin LaMonica/CNET)

GreatPoint Energy a décroché un contrat de 1,25 milliard de dollars (953 millions d’euros) en vue de construire en Chine la première usine à grande échelle pour transformer le charbon en gaz naturel, signe que les technologies énergétiques américaines sont souvent commercialisées à l’étranger.

Le 17 février dernier, le Wall Street Journal dévoilait que China Wanxiang Holdings investira 420 millions de dollars dans GreatPoint Energy, basée à Cambridge, dans le Massachusetts. Il s’agit de la plus grande participation d’une entreprise chinoise dans une entreprise américaine soutenue par des sociétés de capital-risque. Wanxiang financera la construction de l’usine, dont la première phase devrait être terminée d’ici 2015, d’après le Wall Street Journal.

Le projet en Chine, sur lequel l’entreprise travaille depuis des années, utilisera un procédé pour traiter le charbon à la vapeur et une forte chaleur dans un gazéificateur afin de le transformer en gaz naturel.

Le dioxyde de carbone et les autres polluants atmosphériques, tels que le mercure, sont captés plutôt que relâchés dans l’air, si bien que le procédé est plus propre que la combustion de charbon. L’usine chinoise captera le CO2 et le revendra aux sociétés de forage gazier et pétrolier qui injectent le gaz sous terre dans des puits existants, indique le Wall Street Journal.

Ce contrat est capital pour GreatPoint Energy, qui a été fondée au milieu des années 2000 et soutenue par Kleiner Perkins Caufield & Byers et d’autres investisseurs à une époque où de nombreuses sociétés de capital-risque se sont étendues au-delà des domaines traditionnels de l’informatique et des sciences de la vie pour s’intéresser à l’énergie.

Une période difficile pour lever des fonds

Bien qu’elle ait levé quelque 150 millions de dollars pour développer et tester sa technologie à l’échelle pilote, GreatPoint Energy n’avait pas réussi jusqu’à présent à trouver le financement nécessaire pour passer à l’échelle commerciale. Le manque de financement à ce stade, appelé « vallée de la mort », a conduit de nombreuses start-ups spécialisées dans les technologies écologiques à chercher des fonds auprès du gouvernement américain et des investissements auprès de grandes entreprises, dont beaucoup se trouvent en Asie et en Europe.

« Je ne pense pas que la technologie (de GreatPoint) puisse être mise en œuvre dans une usine aux États-Unis à l’heure actuelle », a confié Ray Lane, associé chez Kleiner Perkins, au Wall Street Journal. « Il y a dix ans, pourquoi pas. Dans dix ans, pourquoi pas. Mais pas aujourd’hui, par manque de financement. Les banques américaines ne s’y risqueraient pas. C’est plus abordable de la développer en Chine et en Russie. » Une fois que la première usine sera bâtie, les banques seront plus enclines à investir dans de futurs projets, estime-t-il.

Dans une newsletter, David Anthony, investisseur en capital-risque chez 21 Venture, explique que les entreprises d’Europe, des États-Unis et d’Israël continueront de développer des technologies propres, mais que la Chine et l’Inde seront les principaux marchés pour ces produits technologiques, car ces pays ont de graves problèmes environnementaux avec l’air, l’eau et la terre et ont besoin d’électricité pour alimenter la croissance économique.

À lire aussi

Capital-investissement: les cleantech en baisse en France l’an dernier – 24 février 2012

Joule obtient un financement pour son biocarburant expérimental – 8 février 2012

Coups d’éclat ou coups sûrs, un débat parmi les investisseurs des cleantech – 15 novembre 2011

La Chine, terre promise espérée des entreprises françaises des cleantech – 8 novembre 2011

Alstom et Datang s’attellent au captage du CO2 en Chine – 22 septembre 2011

Les start-ups vertes forcées de privilégier l’action sur la théorie – 12 septembre 2011

Mots-clefs :,

 
Reply to Story

SmartPlanet TalkbackPartagez vos idées et votre expertise sur ce sujet

S'inscrire à cette discussion via RSS

  • 1

    YPa

    14 mars 2012

    Une forte consommation de vapeur à haute température et moyenne pression est donc à prévoir.
    La meilleure source d’énergie pour ce faire est le réacteur nucléaire à boulets ou mieux celui à sels fondus de thorium.
    Pas le charbon.
    Je ne crois pas que la gazéification chimique du charbon avec récupération du CO2 soit pertinente, face à l’usage direct de l’énergie nucléaire pour la chimie.

Les balises suivantes sont supportées :
<b> <i> <u> <pre>
publicite
publicite