Lancé en 2009, le Système productif local Durapole regroupe des PME du secteur des éco-technologies. Pour faciliter le travail conjoint sur des projets d’innovation, une nouvelle plate-forme collaborative est mise à disposition de ses membres. Lesquels, de surcroît, vont être rassemblés au sein d’une même pépinière dans Paris.
« Nous voulons nous démarquer des pôles de compétitivité, nous ne faisons pas d’accompagnement, nous sommes d’avantage un catalyseur d’événements dont l’objectif est de ‘montrer et vendre ensemble’ », annonce d’emblée Caroline Villedieu, coordinatrice de Durapole.
La vocation de ce SPL (Système productif local), né en 2009, consiste à aider les entreprises éco-innovantes franciliennes à améliorer leur développement économique, commercial et technologique via des actions collaboratives.
Depuis avril, Durapole inaugure un nouveau site internet principalement axé sur l’activité de ses membres, avec la mise à disposition d’une plate-forme collaborative pour échanger plus facilement sur leurs retours d’expérience. « Ce n’est pas forcément la plus vieille PME qui aura le plus d’expérience, ni celle qui a le plus gros chiffre d’affaires. Cette plate-forme va favoriser le mentorat naturel », dit Caroline Villedieu.
Une recherche de partage que va finir de consolider le projet de pépinière de la Mairie de Paris, qui met de nouveaux locaux à la disposition des adhérents de Durapole dans le 18ème arrondissement. « A partir de janvier 2012, les échanges seront d’autant plus faciles que nous serons tous réunis sur un même site », se réjouit Caroline Villedieu.
Cette mutualisation des ressources et des expériences a notamment permis dernièrement à la société Natural Grass d’obtenir un financement pour partir à l’export. Rappelons à ce titre que l’une des missions de Durapole est d’assurer l’accompagnement de ses membres dans l’internationalisation de leurs produits.
Les entreprises de services sont les bienvenues
Autre priorité du SPL: impulser un plus grand nombre de projet de R&D. Pour ce faire, l’association envisage des partenariats avec la recherche académique.
Enfin, un projet de formation des entreprises membres est en cours de développement. Il aura pour vocation de sensibiliser les entreprises à des problématiques juridiques et de RH. « Il s’agit d’un nouvel axe pour Durapole, savoir lire un contrat et protéger sa propriété intellectuelle est une nécessité, ajoute Caroline Villedieu. Il ne faut pas oublier que notre mission est de créer et maintenir l’emploi. »
Le SPL compte aujourd’hui 50 entreprises, mais son objectif serait d’en accueillir 100 de plus d’ici 2012. « Au-delà de 150 membres, nous nous interrogeons sur la capacité de Durapole à maintenir son modèle, commente toutefois Caroline Villedieu. Au rythme de trois nouvelles adhésions par mois, nous choisissons des entreprises suffisamment matures pour participer à des actions collectives. »
Des entreprises plus seulement technologiques. Dorénavant, Durapole entend également attirer des sociétés davantage orientées sur les services. Parce que l’éco-innovation doit nous conduire demain vers une économie de fonctionnalité…
Durapole en bref
- Date de création: 2009
- Coordinatrice: Caroline Villedieu
- Président: Alexandre Sauvage, fondateur de la société Leosphère, spécialisée dans les observations atmosphériques par laser-radar.
- Financement: le SPL est financé par la collecte de fonds privés (auprès de grands comptes), et bénéficie du soutien de la région Ile de France et de l’Ademe.
- Nombre d’adhérents: 50 petites et moyennes entreprises
- Domaines d’activité des PME membres du cluster: agriculture raisonnée, biotechnologies et santé, énergies renouvelables, gestion et qualité de l’eau, management développement durable, qualité alimentaire, qualité de l’air, qualité des sols…





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