Minerais stratégiques, hydroélectricité, énergies marines, télécoms: le Plan Nord du Québec est un Eldorado pour les compagnies françaises, selon le ministre de l’Industrie.
En visite la semaine dernière au Québec, le ministre français de l’Industrie a estimé que « le Nord québécois a tout pour devenir une nouvelle frontière pour les entreprises françaises », qu’il invite à s’implanter dans ce qu’il qualifie d’ »Eldorado ».
Eric Besson a fait cette déclaration lors de la tournée qu’il effectuait dans la province canadienne avec une délégation de représentants de 14 entreprises et organismes.* Il a rappelé un propos du Premier ministre québécois, Jean Charest, qui souhaitait il y a un an que les Français deviennent les premiers investisseurs étrangers devant les Américains.
Un plan de 59 milliards d’euros en 25 ans
Jean Charest doit venir du 4 au 6 octobre à Paris, où il rencontrera le Premier ministre François Fillon et s’exprimer devant le Medef. Eric Besson a de son côté l’intention de créer un groupe de travail franco-québécois au sein d’un comité chargé d’assurer l’approvisionnement de la France en métaux stratégiques.
Le ministre français a cité comme domaines prometteurs pour la coopération franco-québécoise les énergies marines et fluviales, citant une hydrolienne réalisée par EDF.
Annoncé en mai, le Plan Nord, sur lequel portait la visite de la délégation française, est un programme du Québec pour mettre en valeur ses richesses naturelles, qui compte attirer 80 milliards de dollars canadiens (59 milliards d’euros au cours actuel) d’investissements en 25 ans.
Alstom, Orange, parmi les entreprises intéressées
L’AFP cite parmi les entreprises intéressées Alstom, dont le président d’Alstom Amérique du Nord Pascal Gauthier déclare que « le Plan Nord prévoit la création de centrales totalisant 3.000 mégawatts. Et nous sommes le numéro un mondial des fournisseurs d’équipements hydroélectriques. »
L’agence cite également le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), ainsi qu’Orange, dont un dirigeant, Vivek Badrinath, « a indiqué que sa société travaillait déjà pour les télécommunications d’Hydro-Québec, le grand groupe énergétique public, et qu’elle pourrait créer une structure numérique nécessaire pour les futurs salariés des entreprises du Plan Nord, représentants de la génération internet, ainsi que pour la télémédecine ».
* Groupe Alstom, ADPI, Bureau de Recherches Géologiques et Minières, Crédit Foncier de France, DCNS, Groupe Derichebourg, EADS, EDF Énergies Nouvelles, France Télécom, GDF Suez, Lafarge, Syndicat des énergies renouvelables, Veolia Environnement et Vinci Construction.
Sources: Plan Nord .La France s’intéresse au projet de développement du nord québécois – Premier ministre du Québec
La France veut explorer la « nouvelle frontière » du Nord québécois, indique Besson – Les Echos
La France s’intéresse à « l’Eldorado » du Nord québécois – AFP
En vidéo (et avec le délicieux accent de la Belle Province): reportage sur Radio Canada
À lire aussi
Des chercheurs japonais découvrent d’énormes réserves de terres rares au fond du Pacifique – 6 juillet 2011
Le Québec se dote d’un réseau public de recharges pour véhicules électriques – 20 juin 2011
Le Québec révèle son « Plan Nord » pour développer les ressources naturelles – 30 mai 2011




Mots-clefs :










Suivez SmartPlanet.fr
Inscrivez-vous
Inscrivez-vous