Le tertiaire ne fait pas exception: il se doit de réduire son empreinte carbone, et donc sa consommation d’énergie. Pour ce faire, les entreprises du secteur peuvent s’appuyer sur les solutions d’une grande variété de fournisseurs officiant sur le marché dit des « bureaux verts ».
Contrairement aux idées reçues, les industries ne polluent pas plus que les entreprises du tertiaire. Pour affirmer leur éco-responsabilité – question d’image et de baisse de la facture énergétique -, les acteurs du secteur tertiaire vont donc devoir s’employer à réduire leur impact sur l’environnement.
Ils pourront pour cela s’appuyer sur les innombrables solutions qui se réclament du marché dit des « bureaux verts ». Ces solutions n’ayant d’autre objectif que de « verdir » les usages observés dans les espaces de travail des cols blancs, autrement dit leurs bureaux.
A l’origine, la notion de « bureau vert » ne traduisait qu’une utilisation raisonnée du papier, avec, en réponse, l’avènement de solutions d’impression plus écologiques. Pas étonnant alors de constater la présence sur ce créneau des grands noms du domaine, comme HP, Lexmark ou Xerox.
Au menu de leurs initiatives écolo, on peut noter la fabrication de produits à consommation énergétique réduite, la mise en œuvre de programmes de recyclage, de tri et de reconditionnement de leurs matériels et cartouches, ou encore la bonne gestion des forêts dont est issu le papier « durable » fourni à leurs clients.
Pour marquer son ancrage dans l’univers du bureau vert, Konica Minolta est carrément allé jusqu’à organiser à Paris, début février dernier, les Journées du bureau éco-responsable, en présence d’une quinzaine de partenaires de divers horizons (voir plus bas). Car, progressivement, de nombreux fournisseurs se sont raccrochés au concept de « bureaux verts » qui englobe désormais des solutions variées dépassant de loin la simple dimension de la consommation de papier.
Des solutions techniques mais aussi organisationnelles
Il s’agit aussi de promouvoir le renouvellement « utile ». Ainsi, le fournisseur de mobilier de bureaux Steelcase, adepte du Cradle to Cradle, a fondé sa stratégie sur cette approche: tous les composants de ses produits sont remplaçables séparément (pas besoin de changer l’ensemble d’une chaise de bureau par exemple, si seul un pied s’avère défectueux).
L’entreprise se propose également de récupérer ses produits en fin de vie afin de les recycler. « Aujourd’hui, acheter vert n’est pas plus cher », affirme Yohann Floch, créateur de la jeune société Idemenvert, qui fournit du matériel écologique aux entreprises. Mais, déplore-t-il, « il y a un écart entre le discours et la pratique, un produit qui n’a pas d’impact visuel n’intéresse pas les entreprises ».
Au-delà des outils purement techniques, d’autres solutions sont préconisées, plus organisationnelles. Limiter le nombre de réunions et de voyages grâce au télétravail et aux outils collaboratifs et de communication moderne, tels les systèmes de téléprésence chers à Cisco, compte parmi celles-ci. Le cluster Green & Connected Cities parle d’écocentres 2.0. Des tiers-lieux de télétravail mutualisés où il est de bon ton de se rendre par des moyens de transport doux comme le covoiturage.
Des bureaux aux bâtiments verts, il n’y a qu’un pas. Car un bâtiment tertiaire n’étant finalement qu’un empilement de bureaux, il convient de contrôler la consommation énergétique des différents postes de l’immeuble: chauffage, éclairage, climatisation, bureautique… Autrement dit, les solutions ciblant le marché bouillonnant des bâtiments intelligents trouveront leur place sur le segment des bureaux verts. Mais, à ce jeu-là, de proche en proche, le périmètre des « bureaux verts » deviendrait tellement vaste qu’il perdrait de son sens…
Un salarié du tertiaire rejette 5 tonnes d’équivalent CO2 par an
Selon Webex, qui a édité un « Guide pour un bureau vert » en 2008, les émissions de CO2 en France pour le secteur tertiaire sont équivalentes à celles des secteurs chimiques et sidérurgiques réunis.
Un salarié du secteur tertiaire rejette en moyenne 5 t eqCO2 par an. Pour une entreprise du secteur tertiaire d’environ 200 personnes, on compte donc 1.000 t eqCO2 par an, ce qui équivaut au même impact climatique que les émissions directes d’une petite papeterie, ou d’une petite centrale de chauffage urbain.
Les partenaires des Journées du bureau éco-responsable
De l’impression verte au bureau vert… L’an dernier, Konica Minolta organisait une manifestation baptisée les Journées de l’impression responsable. Cette année, les 8, 9 et 10 février derniers se sont tenues à Paris les Journées du bureau éco-responsable, toujours à l’initiative du spécialiste de l’impression, qui avait convié une palette de partenaires d’horizons très variés:
- Arjowiggins Graphic: fabricant de papier recyclé
- Atelier d’Etran: démantèlement de matériel
- Avob: optimisation énergétique de PC
- Cisco: solutions Eco-TIC
- Conibi: collecte et recyclage des consommables
- Elydis: objets publicitaires éco-responsables
- Heidi: agence de communication corporate et sociétale
- Maileva: courrier à la demande
- ONF (Office national des forêts): gestion des forêts éco-gérés
- Orange Business Services: virtualisation du poste de travail
- Steelcase: créateur d’espace de travail
- Verteego: éditeur de logiciels de gestion du carbone
Les sirènes des bureaux verts charment des fournisseurs de tous horizons
Auteur
Nicolas Lecoq
Chapeau
Le tertiaire ne fait pas exception: il se doit de réduire son empreinte carbone, et donc sa consommation d’énergie. Pour ce faire, les entreprises du secteur peuvent s’appuyer sur les solutions d’une grande variété de fournisseurs officiant sur le marché dit des « bureaux verts ».
Contrairement aux idées reçues, les industries ne polluent pas plus que les entreprises du tertiaire. Pour affirmer leur éco-responsabilité – question d’image et de baisse de la facture énergétique -, les acteurs du secteur tertiaire vont donc devoir s’employer à réduire leur impact sur l’environnement. Ils pourront pour cela s’appuyer sur les innombrables solutions qui se réclament du marché dit des « bureaux verts ». Ces solutions n’ayant d’autre objectif que de « verdir » les usages observés dans les espaces de travail des cols blancs, autrement dit leurs bureaux.
A l’origine, la notion de « bureau vert » ne traduisait qu’une utilisation raisonnée du papier, avec, en réponse, l’avènement de solutions d’impression plus écologiques. Pas étonnant alors de constater la présence sur ce créneau des grands noms du domaine, comme HP, Lexmark ou Xerox.
Au menu de leurs initiatives écolo, on peut noter la fabrication de produits à consommation énergétique réduite, la mise en œuvre de programmes de recyclage, de tri et de reconditionnement de leurs matériels et cartouches, ou encore la bonne gestion des forêts dont est issu le papier « durable » fourni à leurs clients.
Pour marquer son ancrage dans l’univers du bureau vert, Konica Minolta est carrément allé jusqu’à organiser à Paris, début février dernier, les « Journées du bureau éco-responsable »,
LIEN
en présence d’une quinzaine de partenaires de divers horizons (voir ci-dessous). Car, progressivement, de nombreux fournisseurs se sont raccrochés au concept de « bureaux verts » qui englobe désormais des solutions variées dépassant de loin la simple dimension de la consommation de papier.
Des solutions techniques mais aussi organisationnelles
Il s’agit aussi de promouvoir le renouvellement « utile ». Ainsi, le fournisseur de mobilier de bureaux Steelcase, adepte du Cradle to Cradle,
LIEN évt
a fondé sa stratégie sur cette approche: tous les composants de ses produits sont remplaçables séparément (pas besoin de changer l’ensemble d’une chaise de bureau par exemple, si seul un pied s’avère défectueux). L’entreprise se propose également de récupérer ses produits en fin de vie afin de les recycler. « Aujourd’hui, acheter vert n’est pas plus cher », affirme Yohann Floch, créateur de la jeune société Idemenvert,
qui fournit du matériel écologique aux entreprises. Mais, déplore-t-il, « il y a un écart entre le discours et la pratique, un produit qui n’a pas d’impact visuel n’intéresse pas les entreprises. »
Au-delà des outils purement techniques, d’autres solutions sont préconisées, plus organisationnelles. Limiter le nombre de réunions et de voyages grâce au télétravail et aux outils collaboratifs et de communication moderne, tels les systèmes de téléprésence chers à Cisco, compte parmi celles-ci. Le cluster Green & Connected Cities
LIEN
parle d’écocentres 2.0. Des tiers-lieux de télétravail mutualisés où il est de bon ton de se rendre par des moyens de transport doux comme le covoiturage.
Des bureaux aux bâtiments verts, il n’y a qu’un pas. Car un bâtiment tertiaire n’étant finalement qu’un empilement de bureaux, il convient de contrôler la consommation énergétique des différents postes de l’immeuble: chauffage, éclairage, climatisation, bureautique… Autrement dit, les solutions ciblant le marché bouillonnant des bâtiments intelligents trouveront leur place sur le segment des bureaux verts. Mais, à ce jeu-là, de proche en proche, le périmètre des « bureaux verts » deviendrait tellement vaste qu’il perdrait de son sens…
Hors-texte :
1/
Un salarié du tertiaire rejette 5 tonnes d’équivalent CO2 par an
Selon Webex, qui a édité un « Guide pour un bureau vert » en 2008, les émissions de CO2 en France pour le secteur tertiaire sont équivalentes à celles des secteurs chimiques et sidérurgiques réunis. Un salarié du secteur tertiaire rejette en moyenne 5 t eqCO2 par an. Pour une entreprise du secteur tertiaire d’environ 200 personnes, on compte donc 1000 t eqCO2 par an, ce qui équivaut au même impact climatique que les émissions directes d’une petite papeterie, ou d’une petite centrale de chauffage urbain.
LIEN EVT
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Les partenaires des « Journées du bureau éco-responsable »
De l’impression verte au bureau vert… L’an dernier, Konica Minolta organisait une manifestation baptisée « les Journées de l’impression responsable ». Cette année, les 8, 9 et 10 février derniers se sont tenues à Paris les « Journées du bureau éco-responsable », toujours à l’initiative du spécialiste de l’impression, qui avait convié une palette de partenaires d’horizons très variés :
LIEN
* Arjowiggins Graphic: fabricant de papier recyclé
* Atelier d’Etran: démantèlement de matériel
* Avob: optimisation énergétique de PC
* Cisco: solutions Eco-TIC
* Conibi: collecte et recyclage des consommables
* Elydis: objets publicitaires éco-responsables
* Heidi: agence de communication corporate et sociétale
* Maileva: courrier à la demande
* ONF (Office national des forêts): gestion des forêts éco-gérés
* Orange Business Services: virtualisation du poste de travail
* Steelcase: créateur d’espace de travail
* Verteego: éditeur de logiciels de gestion du carbone




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