Plastic Omnium vend des poubelles 100% canne à sucre à Rio

Par Thierry Noisette | 16 avril 2012 | 0 commentaire

Gros contrat au Brésil pour le groupe français: Plastic Omnium fournira 50.000 bacs à ordures à Rio de Janeiro.

Plastic Omnium annonce ce lundi (PDF) avoir remporté à Rio de Janeiro le marché des bacs roulants à ordures ménagères. Il s’agit pour le groupe français « du premier contrat significatif pour ses nouveaux bacs roulants 100% ‘Green Made’ présentés pour la première fois » au salon Pollutec il y a un an. Ces poubelles sont fabriquées exclusivement en polyéthylène d’origine végétale, à base de canne à sucre acheminée du Brésil.

Auparavant, nous précise un porte-parole pour Plastic Omnium, le groupe a déjà enregistré des commandes, dont la plus grande de l’ordre de 10.000 bacs roulants pour une collectivité des Pays-Bas.

Le contrat gagné à Rio de Janeiro porte sur une première tranche de 50.000 bacs de 240 litres. L’entreprise déclare:

[Ce contrat] « traduit la reconnaissance par la ville de Rio de Janeiro du savoir-faire de Plastic Omnium et de sa capacité à recourir à une matière première locale parfaitement respectueuse de l’environnement. Dans le cadre d’un accord d’exclusivité avec un fournisseur brésilien, la société Braskem, la personnalisation de cette matière et son adaptation au process de fabrication ont été mis au point par Plastic Omnium dans son centre de Recherche et Développement ∑-Sigmatech, de la Plaine de l’Ain, près de Lyon. »

La R&D de Plastic Omnium à ∑-Sigmatech emploie 400 ingénieurs, indique le groupe.

Les bacs destinés à Rio sont en matière issue à 100% de la canne à sucre et produits dans l’usine Plastic Omnium de Langres, en Haute-Marne Ils « représentent une alternative aux bacs en polyéthylène d’origine fossile permettant de réduire de l’ordre de 85% les émissions de gaz à effet de serre », affirme Plastic Omnium.

Affirmation que d’aucuns jugeraient proche du greenwashing si l’on raisonne en cycle de vie, pour des bacs fabriqués avec de la canne à sucre transportée du Brésil en France, transformée pour repartir ensuite à Rio de Janeiro (certes, reste aussi à comparer avec le chemin suivi par les matières non issues de ressources renouvelables employées pour d’autres poubelles, mais ce circuit Brésil-France-Brésil n’est pas un modèle de circuit court…).

Plastic Omnium nous signale cependant, en réponse à cette remarque, que « il est important de noter que le transport par bateau est très peu émetteur de gaz à effet de serre. Le transport de la matière entre le port de le Brésil et l’Europe représente 0,018 kg eq CO2 par kg de matière. Le retour des bacs produits est, du fait du volume pris et du vide laissé dans les conteneurs, plus ‘coûteux’ écologiquement: 0,18 kg éq. CO2 par kg. Ce n’est plus négligeable mais ne retire en rien l’avantage du green made (-1,75 kg eq CO2 par kg par rapport au PEHD vierge d´origine pétrochimique). »

Dans l’usine de Plastic Omnium à Langres, 53% de la production est issue de matières recyclées ou biosourcées, précise le rapport développement durable 2011 (19 pages en PDF) du groupe.

Photo: Plastic Omnium

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