Puma évalue son impact environnemental

Par Thierry Noisette | 18 mai 2011 | 0 commentaire

Le fabricant d’articles de sport, filiale du français PPR, publie le tout premier compte de résultat environnemental: il évalue les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau de la marque, en incluant ses prestataires.

Le groupe français PPR (Fnac, Yves Saint-Laurent…) avait annoncé en créant en mars sa direction du développement durable PPR Home sa volonté d’avancer dans ce domaine. Il vient de l’illustrer par la publication par Puma, sa filiale allemande d’articles de sport, du premier compte de résultat environnemental, réalisé par les cabinets Trucost et Pricewaterhouse Coopers (PwC).

L’impact environnemental direct de l’activité de Puma équivaut à une valeur économique de 7,2 millions d’euros. 87,1 millions supplémentaires sont à mettre au compte de ses fournisseurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Au total, l’impact environnemental des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation d’eau correspond à 94,4 millions d’euros.

L’entreprise souligne que « en donnant une valeur monétaire aux impacts environnementaux, Puma se prépare aux futurs changements dans la législation, notamment en matière de transparence ».

Intégrer les vrais coûts

Le compte de résultat environnemental « est un outil essentiel et un tournant dans la manière dont les entreprises peuvent et doivent publier leurs comptes et intégrer dans leur modèle d’entreprise les vrais coûts de leur résilience des écosystèmes. PPR Home va encourager d’autres industriels à adopter cet instrument », a déclaré Jochen Zeitz, président du directoire et PDG de Puma, et Chief Sustainability Officer du groupe PPR.

Cette analyse est le début d’un processus d’évaluation de l’impact environnemental mais aussi social et économique de Puma. A l’automne 2011, les résultats complets de sa première étape seront publiés, avec des indicateurs environnementaux supplémentaires comme les pluies acides et la pollution atmosphérique, les composés organiques volatiles, les déchets et l’utilisation du sol.

Dans un deuxième temps seront abordés des facteurs sociaux (salaires, conditions de travail…). L’ensemble de ces évaluations doit permettre au groupe d’améliorer son action en matière de développement durable.

Puma a déjà instauré, depuis le début 2010, des objectifs comme des emballages 100% écologiques et une réduction de 25% des émissions de carbone et de la consommation d’énergie et d’eau d’ici à 2015.

Son actionnaire PPR a récemment rejoint le Conseil mondial des affaires pour le développement durable (World Business Council for Sustainable Development, WBCSD), tandis que Puma va bientôt rejoindre la Sustainable Apparel Coalition, une fédération de grandes marques de vêtements et de chaussures, des fabricants et des experts ainsi que l’Agence américaine de protection de l’environnement, qui cherche à réduire l’impact environnemental et social de la production de vêtements et de chaussures.

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