Selon une étude du MIT, le sèche-main électrique à air froid de Dyson est celui qui a la meilleure note, les sèche-mains à air chaud et le papier ayant les pires résultats. Une étude relativisée par un concurrent.
Lorsque vous vous essuyez les mains, qu’utilisez-vous au bureau ou dans un lieu public? Rouleau de tissu, serviette en papier ou essuie-main électrique soufflant de l’air? Derrière ce geste anodin (du moins le souhaite-t-on sous peine d’épidémies facilitées…), il y a comme souvent un aspect environnemental, sur lequel des chercheurs du MIT, au Material Systems Laboratory (MSL), se sont penchés (résumé en français – PDF).
Leur conclusion peut surprendre (au jugé, beaucoup diraient que la solution électrique doit être la moins verte): parmi les systèmes sur lesquels une analyse du cycle de vie (ACV) a été effectuée, la meilleure note revient à un séchage électrique, celui du Dyson Airblade (où on passe les mains entre deux « rideaux » d’air froid). Il arrive devant les divers séchages avec papier recyclé, papier vierge ou air chaud analysés par le laboratoire (voir le tableau en page 5 du résumé).
Selon l’étude du MIT, les plus mauvais résultats sont ceux des essuie-main en papier (principalement à cause de l’impact lors de la production du papier) et des sèche-main chauds classiques. Dans cette étude, toutes les étapes du cycle de vie (matériaux, production, usage, fin de vie etc.) sont prises en compte.
Critique de Kimberly-Clark: et l’hygiène?
Un des principaux concurrents de Dyson, Kimberly-Clark (fabricant notamment de papiers), ne manque pas de rappeler que cette étude est une commande de Dyson et de déclarer être en train de la passer à la loupe.
Tout en reconnaissant que l’étude est une ACV bien construite, Kimberly-Clark estime qu’elle passe à côté de l’essentiel, l’hygiène, car « la fonction première des sèche-mains et des serviettes essuie-main diffère: les deux produits sèchent les mains, mais une fonction critique de la serviette essuie-main est de promouvoir l’hygiène des mains en réduisant les bactéries » (on notera dans cet exercice de contre-communication qu’aucune référence n’est donnée sur les vertus nettoyantes des différentes méthodes).
Dyson pour sa part met évidemment en avant cette étude, qui conforte d’autant plus son produit que le Carbon Trust avait mené une étude (v.f.) sur l’empreinte carbone du Dyson Airblade plus tôt cette année, et conclu qu’il nécessitait 80% moins d’énergie que des essuie-mains traditionnels.
Sur la Toile
Analyse du Cycle de Vie (ACV) des Systèmes de Séchage des Mains (PDF) – résumé en français
Life Cycle Assessment of Hand Drying Systems (PDF) – l’étude complète (en anglais)
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