Une étude estime que les investissements pour la transition énergétique seraient largement bénéficiaires, en particulier grâce à l’effet multiplicateur des dépenses pour l’efficacité énergétique.
par Luz Mireya de Valence
Et si investir dans une économie verte était la réponse à la crise? C’est ce qu’affirme une étude (PDF) réalisée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI de Science Po Paris) en collaboration avec l’Institut pour la recherche économique de Berlin (DIW). Selon les deux partenaires, les investissements verts qui pourraient être issus du « pacte de croissance européen » pourraient représenter une manne pour les économies en crise.
« Les investissements verts (qui englobent l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, les infrastructures énergétiques et les transports, NDLR) permettraient d’améliorer la compétitivité européenne sur le long terme, tout en soutenant la croissance et la création d’emplois à court terme, en particulier grâce à l’effet multiplicateur des investissements dans l’efficacité énergétique », souligne l’étude.
Un bénéfice net de 55 Md€
Le coût d’investissement additionnel pour effectuer la transition énergétique visée par l’Union européenne s’élèverait à environ 260 milliards d’euros entre 2010 et 2050, selon l’institut. Mais grâce aux économies d’énergies réalisées, de l’ordre de 315 milliards d’euros, les bénéfices nets de ces investissements pourraient se chiffrer à 55 milliards d’euros.
Mais quelles sont les chances de voir ces investissements se concrétiser? Parmi les mécanismes prônés par l’étude, se trouve par exemple l’utilisation de prêts bonifiés de la Banque européenne d’investissement (BEI) aux banques commerciales pour l’efficacité énergétique. Or, le texte adopté (PDF) par le Conseil européen le 29 juin sur le pacte de croissance européen reste flou sur ces investissements, parlant de « fournir des garanties de prêt dans les domaines de la connaissance et des compétences, de l’utilisation efficace des ressources, des infrastructures stratégiques et de l’accès au financement pour les PME ».
Emmanuel Guérin, directeur du programme climat à l’IDDRI, garde espoir. Ainsi, il a affirmé, dans une interview à nos confrères d’Actu-Environnement, que même si le pacte demeure très général, des investissements verts sont toujours possibles, puisque « la BEI affiche des priorités sectorielles pour ces investissements, dont la rénovation du bâtiment et la production d’énergie propre ».
À lire aussi
Smart cities: l’Europe investira 365 millions d’euros en 2013 pour les villes intelligentes – 10 juillet 2012
Jean-Marc Ayrault promet « une économie verte fondée sur l’innovation technologique » – 4 juillet 2012
Écoconception: Philips, Electrolux, Bosch-Siemens et des ONG demandent une règlementation plus forte– 25 juin 2012
Économie verte: l’Europe a encore du chemin à faire – 21 mai 2012
La fraude sur les quotas de CO2 a coûté 5 milliards d’euros à l’Union européenne – 14 février 2012
La Commission européenne veut une Union plus verte – 9 mars 2011




Mots-clefs :










Suivez SmartPlanet.fr
Inscrivez-vous
Inscrivez-vous