À Los Angeles, un plan pour les transports en commun et contre la pollution

Par Andrew Nusca | 26 août 2011 | 0 commentaire

Ville écologiqueUn plan pour les déplacements dans la métropole californienne fait 15 recommandations, de la création d’une base de données accessible aux usagers à l’extension des transports en commun.

Si vous êtes déjà allé à Los Angeles, vous savez qu’un des problèmes les plus préoccupants de la ville est la pollution atmosphérique.

En raison de la circulation automobile dense et de la situation géographique particulière de la ville, le smog est partout. Aussi, lorsque vous parlez d’apporter des améliorations à la ville (augmenter les offres de transports en commun, réduire l’étalement urbain, réhabiliter les quartiers délabrés), le fait d’évoquer la pollution (et l’emploi!) permet à vos idées de susciter plus d’intérêt plus rapidement.

La Société pour le développement économique du comté de Los Angeles (Los Angeles County Economic Development Corporation, LAEDC) et le Fonds pour la défense de l’environnement (Environmental Defense Fund, EDF) ont dévoilé un plan pour le transport qui promet de diminuer les problèmes de circulation, de dégager le ciel et d’améliorer la qualité de vie.

Baptisé « Vision Los Angeles: Accessing Los Angeles » (nom légèrement redondant, il est vrai), le plan regroupe 15 points que les deux entités ont sélectionnés à partir de l’observation d’autres villes. Il est censé s’articuler avec l’initiative d’infrastructure « America Fast Forward » du maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, qui ambitionne de réaliser 30 années de projets de transports en commun en une décennie.

Les 15 stratégies se divisent en trois catégories. Le plan les décrit de la manière suivante.

  • Accès à des solutions de système d’exploitation: le développement d’une base de données dynamique que les habitants de Los Angeles peuvent utiliser depuis leur téléphone mobile pour prendre des décisions informées sur l’endroit où ils se rendent et le moyen le plus efficace d’y arriver.
  • Accès à des solutions matérielles: l’expansion du service de bus express Metro Rapid jusqu’à 15% et l’augmentation des navettes d’autobus rapides au niveau régional.
  • Solutions accessibles d’utilisation des sols: le développement de programmes pilotes d’accès à l’emprunt, permettant aux employés de certaines industries d’avoir accès à un crédit renouvelable financé par l’employeur pour subventionner les coûts du logement dans les zones proches de leur lieu de travail, afin de rapprocher travail et domicile et de réduire considérablement les embouteillages et les coûts du transport.

Les 15 recommandations du rapport sont les suivantes.

  1. Créer et déployer un système de base de données des transports (« LAccess »). Délai: 1,5 à 2 ans.
  2. Mettre en place des associations de gestion des transports dans toute la région (une association de gestion des transports est généralement un organisme à but non lucratif contrôlé par ses membres qui fournit des services de transport dans une zone donnée, telle qu’un quartier commerçant). Délai: plus de 2 ans.
  3. Augmenter les taxes d’embouteillage aux heures de pointe. Délai: 1 à 5 ans.
  4. Déployer des parcmètres sur les axes de circulation. Délai: 1 à 2 ans.
  5. Augmenter la fréquence des transports en commun; diminuer ou stabiliser les tarifs. Délai: 1,5 à 5 ans.
  6. Déployer des systèmes de contrôle de la vitesse variables sur les autoroutes et grandes artères à travers la région pour réduire l’effet domino des embouteillages. Délai: 2 à 4 ans.
  7. Déployer un programme de gestion des systèmes de transport intelligents, autrement dit améliorer la gestion et les pistes cyclables. Délai: 1,5 à 4 ans.
  8. Planifier, développer et mettre en place dix nouveaux projets d’extension des transports en commun. Délai: 5 à 10 ans.
  9. Transformer les itinéraires clés du service de bus express Metro Rapid en navettes d’autobus rapides. Délai: 3 à 10 ans.
  10. Étendre le service de bus express Metro Rapid de 15% pour atteindre les centres d’emploi. Délai: 1,5 à 3 ans.
  11. Déployer un réseau de navettes publiques/privées entre les centres clés. Délai: 1 à 2 ans.
  12. Déployer un programme pilote de « rues complètes », par exemple des pistes cyclables. Délai: 1 à 4 ans.
  13. Déployer des programmes pilotes d’accès à l’emprunt, autrement dit réduire la distance entre travail et domicile. Délai: 1,5 à 3 ans.
  14. Déployer des programmes pilotes de centre de travail en réseau pour les télétravailleurs vivant dans des zones qui manquent d’infrastructures de communications. Délai: 1,5 à 3 ans.
  15. Intégrer tout cela à des plans plus vastes pour la région. 1,5 à 10 ans.

Voici une liste bien ambitieuse.

Toutefois, les actes en disent plus long que les mots, aussi devrait-il être intéressant de voir par où ces entités vont commencer pour susciter suffisamment de bonne volonté afin de poursuivre sur les projets plus longs, difficiles et onéreux de cette liste.

Le plan a élaboré par David Grannis et Jennifer Cohen du cabinet de conseil en transport durable Point C, avec la contribution de Fehr & Peers et de Community Design + Architecture.

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