La grande métropole brésilienne s’est doté d’un centre de contrôle de pointe, construit par IBM, qui doit lui permettre d’être parée contre les catastrophes naturelles et d’être en pointe des smart cities d’ici les J.O. de 2016.
Nous avons déjà relaté les différentes initiatives suivies par IBM dans différentes villes du globe en vue d’accroître sa part de marché dans l’industrie en plein essor des « villes intelligentes » (ou smart cities). Pour sa part, le New York Times revient plus en détail sur ses efforts à Rio de Janeiro, au Brésil, et sur la façon dont cette ville sert de modèle pour les initiatives futures de l’entreprise américaine.
Si vous ne le saviez pas, IBM a récemment construit un centre de contrôle pour la célèbre ville brésilienne (notamment en prévision des Jeux Olympiques de 2016), centre qui intègre des données en temps réel issues des quatre coins de la ville, depuis les pannes de courant jusqu’aux embouteillages. Pour un service municipal, cela n’est pas rien.
Pour une ville de 6,3 millions d’habitants, c’est absolument gigantesque.
Voici comment Natasha Singer dépeint la scène:
Des employés municipaux en combinaison blanche travaillent en silence devant un gigantesque mur d’images, une sorte de Rio virtuel restitué en temps réel. Les vidéos proviennent des stations de métro et des principaux croisements. Un programme météorologique sophistiqué prédit les précipitations à travers la ville. Une carte localise les accidents de voiture, les pannes de courant et d’autres problèmes.
Pour Rio, c’est une opportunité de dépasser des villes rivales ailleurs dans le monde en termes de prouesse technologique. Pour IBM, c’est le début d’une guerre probable de plusieurs décennies avec son rival Cisco pour s’imposer auprès des administrations municipales petites et grandes à l’heure où la croissance de la population urbaine s’intensifie et où l’intelligence des infrastructures devient un moyen clé pour les autorités municipales de gérer la croissance et de maintenir des coûts bas.
La technologie d’IBM est tellement complète qu’elle peut attirer une ville pour des raisons totalement différentes: une ville comme Stockholm peut être préoccupée par les problèmes de circulation, New York peut être intéressée par l’application de la loi, et Rio peut chercher des moyens d’atténuer l’impact des catastrophes naturelles.
Et Natasha Singer de poursuivre:
Le facteur qui a déclenché la création du centre des opérations a été une tempête estivale torrentielle survenue à Rio il y a presque deux ans. À environ 4 heures ce matin-là, le maire de Rio Eduardo Paes a commencé à recevoir des comptes rendus alarmants. Il y avait des glissements de terrain dans certaines favelas, avec le risque qu’il y en ait beaucoup d’autres. Il y avait des crues subites. Des voitures et des camions étaient coincés par la montée des eaux. Mais Rio n’avait pas d’endroit prédéterminé depuis lequel le maire pouvait surveiller la situation et superviser une réponse.
Le centre de réponse d’urgence de Rio coûte environ 14 millions de dollars, mais les autorités municipales espèrent qu’il aidera la ville à devenir ce que Natasha Singer décrit comme « un modèle pour la gestion des villes par les données ». Si le projet remplit sa mission, peu de résidents remarqueront qu’une crise a été évitée, et c’est probablement une bonne chose.
Mission Control, Built for Cities [New York Times]
Photo: Rodrigo Soldon/Flickr sous licence Creative Commons CC by
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