Rennes 1 est lauréate du label Univ-Link de la coopération franco-américaine, pour les recherches du laboratoire international associé Matériaux et optiques (LIA MATEO) sur des verres aux applications dans l’aérospatial, l’automobile, la médecine et l’énergie.
And the winner is… l’université de Rennes I reçoit le label 2011 de la coopération universitaire franco-américaine Univ-link, a annoncé la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, en déplacement aux Etats-Unis.
Ce label créé l’an dernier est attribué pour la première fois. Il est accompagné d’un financement du ministère de 40.000 euros, et a « vocation à encourager des relations durables, structurées et approfondies entre universités françaises et américaines ».
La coopération de l’université bretonne et de l’université de Tucson (Arizona) a donné naissance le 1er janvier 2009 au laboratoire international associé Matériaux et optiques (LIA MATEO).
Des chercheurs de Rennes, Lille et Tucson
Le LIA MATEO regroupe, chez les Français, l’équipe de recherche Verres et Céramiques de l’UMR 6226 (Rennes 1-CNRS) Sciences Chimiques de Rennes, l’UMR 8520 (Université des Sciences et Technologies de Lille-CNRS) Institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie.
La partie française est dirigée par Jean-Luc Adam, directeur adjoint de l’UMR Sciences Chimiques de Rennes.
Côté américain, l’université de Tucson est partie prenante du LIA MATEO, sous la direction de Pierre Lucas, professeur associé au Department of Materials Science and Engineering.
L’association de ces établissements de recherche porte sur les matériaux avancés pour l’énergie et l’optique, indique le ministère, avec trois dimensions: la mobilité des étudiants, des diplômes communs et des projets de recherche conjoints.
Valérie Pécresse a indiqué que « ce partenariat lauréat s’est démarqué grâce à une coopération avancée dans la conduite de thèses en co-tutelle, les échanges réguliers d’étudiants et de post doc, ainsi que l’importance des co-publications ».
Détection de cancer, conversion en électricité
Interviewé hier par Ouest-France, Jean-Luc Adam, qui donc dirige la partie française, explique au quotidien:
« Le coeur des recherches concerne des verres infrarouges ayant des applications et des développements possibles exceptionnels. Cela touche aussi bien le spatial que l’automobile. Ou encore la médecine. »
Par exemple, l’université de Tucson travaille tout particulièrement à la détection précoce de certaines pathologies comme le cancer du poumon. On peut imaginer que lorsque les recherches auront abouti, il sera possible d’aller voir jusque dans les poumons « par le biais de la fibre optique et des propriétés infrarouges des verres ».
Ces recherches représentent 50% du travail qui a permis au labo d’obtenir le label Univ Link puisque l’autre partie du projet regroupe les deux premières universités, mais aussi celle de Caen. Objectif : « Avec de nouveaux matériaux thermoélectriques, nous souhaitons convertir la chaleur en électricité. À la sortie d’une usine ou d’un pot d’échappement par exemple. »
L’unité Sciences chimiques de Rennes participe à plusieurs projets internationaux, notamment dans le domaine de la chimie durable avec l’Indian Institute of Chemical Technology (IICT/CSIR) de Hyderabad en Inde.




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