Les attributions de la ministre de l’Écologie, Nicole Bricq, ont été précisées par décret au J.O. Deux conseillers à l’Élysée sont en charge des négociations écologiques internationales et de l’énergie.
Le décret précisant les attributions du ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie est paru au Journal officiel du 25 mai.
Il stipule que
« Le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines du développement durable, de l’environnement et des technologies vertes, de l’énergie, notamment en matière tarifaire, du climat, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l’équipement, de la mer, à l’exception de la construction et de la réparation navales, ainsi que dans les domaines de la pêche maritime et des cultures marines.
Il élabore et met en œuvre la politique de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique. Il promeut une gestion durable des ressources rares.
Il est associé aux négociations européennes et internationales sur le climat. »
Le ministère de Nicole Bricq a également parmi ses attributions la politique d’équipement routier et autoroutier, et l’élaboration des « règles techniques, y compris thermiques, relatives à la construction des bâtiments et des ouvrages de génie civil », ainsi que la surveillance de leur application.
Plusieurs sujets partagés avec le ministère d’Arnaud Montebourg
La nouvelle ministre a récupéré l’Énergie auparavant partie dans un autre ministère (l’Industrie, sous la houlette d’Eric Besson – absent des passations de pouvoir le jeudi 17 mai, pour cause de mariage aux Etats-Unis de son ami Jean-Marie Messier, l’ancien PDG de Vivendi Universal).
Avec sur certains points un partage avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (J.O): « Au titre de l’énergie et du climat, il [le ministre de l'Ecologie] élabore et met en œuvre la politique de l’énergie, afin notamment d’assurer la sécurité d’approvisionnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Conjointement avec le ministre du redressement productif, il est compétent pour la politique des matières premières et des mines en ce qui concerne les matières énergétiques. » Le dossier sensible des gaz de schiste sera donc géré par les deux ministères.
La « politique industrielle concernant le secteur des transports » est également cogérée par les mêmes, ainsi que les « questions économiques du secteur de l’équipement, du bâtiment et des travaux publics et de l’ingénierie; [le ministre de l'Ecologie] met en œuvre les actions de politique industrielle concernant ces secteurs; il suit les questions sociales dans ces secteurs. »
Parmi ses interlocuteurs dans le gouvernement, la ministre de l’Écologie a également sa collègue Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement (J.O) « chargé, en liaison avec le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, de la politique en matière d’efficacité énergétique ainsi que de l’élaboration et de la mise en œuvre des règles relatives à la construction ».
À l’Élysée et à Matignon
Enfin, qui dit nouveaux dirigeants dit nouveaux conseillers. À la présidence de la République, parmi les nominations annoncées le 23 mai, on trouve notamment Marie-Hélène Aubert, conseiller pour les négociations internationales climat et environnement (l’ancienne eurodéputée était en charge du pôle Environnement, développement durable et énergie dans l’équipe de campagne de François Hollande) et Olivier Lluansi, conseiller industrie et énergie.
Ce dernier, jusqu’alors délégué général en Europe de l’Est de Saint-Gobain, est l’auteur de trois livres, «Du projet européen», «Le Nord-Pas-de-Calais: vers une grande région européenne?» et «Le développement durable selon Alma».
Chez le Premier ministre, personne dans la liste des membres du cabinet n’est mentionné comme ayant en charge les questions d’écologie, d’environnement ni d’énergie auprès de Jean-Marc Ayrault. Le conseiller pour l’économie, les finances et les entreprises, Julien Rencki, semble de par l’intitulé de ses fonctions le plus concerné par ces sujets.
À signaler, plusieurs lectures sur la Toile:
- « Le transport en bonne place dans le nouvel appareil d’Etat », dont les cabinets ministériels « sont truffés d’hommes de la SNCF » selon Mobilicites.com.
- La secrétaire nationale à l’Environnement du Parti socialiste, Laurence Rossignol, interviewée par 20 Minutes: elle prône la «social-écologie», «articulation entre l’écologie et le social».
- Et last but not least, le portrait par Terra Eco de Nicole Bricq. « On verra comment elle s’en sort, mais elle parle le même langage que Bercy, ce qui peut aider dans un rapport de force », espère Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace.
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