L’État à la rescousse des villes de demain, du Grenelle de l’environnement aux appels à projets

Par la rédaction | 10 décembre 2012 | 0 commentaire

Revue de web: l’Etat définit un cadre de références et laisse ensuite une large marge aux collectivités locales pour mener leur politique de transports, d’énergie, etc., avec la « carotte » du cofinancement.

Dans l’agglomération de Nantes, les usagers des transports en commun peuvent depuis le 15 octobre acheter, composter et faire contrôler leur ticket sur leur téléphone mobile. À Nice, le stationnement guidé par GPS est expérimenté depuis le début de l’année, tandis qu’à Lyon l’ensemble des informations sur les transports seront bientôt rassemblées sur une plate-forme unique, accessible par tablette ou smartphone.

Acteurs publics donne ces trois exemples d’innovation pour montrer l’importance des innovations en cours dans les villes, en matière de transports comme d’énergie et de plans climat.

Le cadre de ces changements tient aussi à la mobilisation de l’Etat pour le développement durable. L’article distingue:

- L’Etat régalien, avec le Grenelle de l’environnement, I et II.

- L’Etat partenaire: « Dans un contexte de décentralisation, les villes ont la main sur la définition et le contenu de leurs plans d’aménagement et les maires élaborent les plans d’urbanisme et signent les permis de construire. »

- L’Etat penseur: le plan Ville durable, présenté en conseil des ministres en octobre 2008, visait à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire et gérer la ville. « Le contrat, en vogue dans les années 1990, cède alors la place dans les années 2000 aux appels à projets et autres concours attestant du primat donné à la ‘compétitivité’. »

- L’Etat financeur. Démarche EcoCité (19 collectivités pilotes sélectionnées et en leur sein, près de 160 projets), appels à projets « Transports collectifs en site propre », etc.:

« L’État définit un référentiel et un cahier des charges qui tiennent compte des travaux de réflexion en amont sur un noyau dur de ce qu’est une ville durable et intelligente, pour stimuler l’initiative. Ensuite, libre aux villes de répondre ou pas, même si les moyens en cofinancement peuvent être une bonne raison de céder. À chaque fois, l’État ‘penseur’ de la ville intelligente, tout en assumant un rôle de ‘facilitateur’, de ‘synthèse’ et de ‘contrôle’, met la main à la poche : 600 millions d’euros pour les transports, 850 millions pour les villes durables. »

Source: L’Etat se met en quatre pour les villes du futur – Acteurs publics

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