Le député Jean-Paul Chanteguet, président de la commission Développement durable à l’Assemblée nationale

Par Thierry Noisette | 29 juin 2012 | 0 commentaire

Cet élu PS de l’Indre a pris position sur des questions environnementales, notamment en rejetant l’exploitation des gaz de schiste et en prônant la sortie du nucléaire et le passage « d’une société du gaspillage à une société de la sobriété ».

Jean-Paul Chanteguet (photo: Assemblée nationale)

Les députés élus le 10 ou le 17 juin dernier ont choisi hier, au sein des commissions permanentes de l’Assemblée nationale, les présidents de ces commissions.

Parmi les huit commissions permanentes, il y a la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, qui compte 73 membres (composition).

Le député socialiste Jean-Paul Chanteguet (fiche, wiki-article) en a été élu président. Cet élu de l’Indre (en 1988, puis sans interruption depuis 1997)  a pris position contre l’exploitation des gaz de schiste.

Il a notamment cosigné plusieurs tribunes, dont une dans Le Monde le 11 avril 2011 pour la sortie du nucléaire civil (avec deux autres députés PS, Christophe Caresche et Aurélie Filippetti, et Géraud Guibert, animateur du pôle écologiste du Parti socialiste – et ex-dircab de l’ex-ministre de l’Ecologie Nicole Bricq), ainsi que cette autre tribune le 26 octobre 2011 (avec les députés socialistes Geneviève Gaillard, Christophe Caresche et Philippe Martin), qui répliquait à une attaque de Nathalie Kosciusko-Morizet (alors ministre de l’Ecologie), contre le candidat François Hollande.

Dans cette dernière tribune, les auteurs déclaraient:

« La politique énergétique de la France est une politique à contre-courant. Elle vise à tuer les énergies renouvelables au profit d’autres filières jugées plus stratégiques, comme le nucléaire, les gaz de schiste ou les forages en eaux profondes. (…)

On ne parle plus du verdissement de la fiscalité mais du rabotage des niches fiscales vertes tout en refusant de faire la chasse aux niches fiscales grises, qui constituent des encouragements à polluer et dont le coût pour le budget de l’état était estimé à 5,3 milliards d’euros en 2009. (…)

François Hollande s’est clairement engagé en faveur de la transition écologique. Comme nombre d’élus socialistes à la tête des collectivités territoriales il a affirmé l’urgente nécessité de conduire des politiques de lutte contre le réchauffement climatique afin de porter un autre modèle de développement, nous permettant de passer d’une société du gaspillage, à une société de la sobriété. »

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