Pour analyser air, bruit et trafic, l’Île-de-France s’équipe en stations de mesure

Par Thierry Noisette | 11 septembre 2012 | 0 commentaire

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Trois stations de mesure air-bruit ont déjà été installées à Paris, Pantin et Melun, et les cinq autres départements franciliens seront équipés dans les cinq ans.

La région Ile-de-France connaît des métamorphoses rapides, voyant dans la dernière décennie la voiture régresser au profit de la marche à pied et des transports en commun. Sa population continue à augmenter et pourrait compter un million d’habitants de plus d’ici 2030.

Pour mieux mesurer l’évolution du trafic routier ainsi que la pollution sonore et de l’air, en même temps, Airparif et Bruitparif, les deux organismes franciliens chargés de la mesure de la qualité de l’air et du niveau sonore, s’associent. Ils créent un observatoire commun pour l’air, le bruit et le trafic routier dans la région.

Objectif annoncé, mener des mesures dans toute l’Ile-de-France pour répondre à des questions comme « Quel est l’impact des limitations de vitesse sur le bruit et la pollution de l’air? Quels sont les effets des conditions de trafic, saturé ou fluide? Et qu’attendre d’une modification du parc de véhicules en circulation en matière de bruit et de qualité de l’air francilien? »

Pour obtenir des informations croisées, des stations de mesure spécifiques vont être déployées. Les trois premières sont déjà en place depuis cet été, à Paris, sur le boulevard périphérique au niveau de la Porte d’Auteuil, sur l’avenue Jean-Jaurès à Pantin (93) et sur l’avenue Thiers à Melun (77). D’autres seront déployées au cours des prochaines années, avec comme objectif annoncé de disposer de huit stations air-bruit – une par département francilien- d’ici cinq ans.

Revêtement moins bruyant à l’épreuve

Bruitparif a, par ailleurs, installé sur le périphérique parisien cinq nouvelles stations de mesure pour  tester un revêtement de chaussée moins bruyant. Depuis fin juin et jusqu’en décembre, la ville expérimente un nouveau bitume, a priori plus silencieux, entre la porte de Vincennes et le pont de Lagny.

Bruitparif effectue des relevés audio tous les jours pendant six mois afin d’observer comment l’efficacité de ce bitume –qui, les premiers jours, réduisait de 9 décibels le niveau sonore- évolue avec le temps. Avant le démarrage des travaux, sur ce tronçon, la pollution acoustique dépassait les 85 dB – un niveau qui met en danger la santé. Une première synthèse des résultats de Bruitparif sera donnée à la rentrée, annonce la région.

Autre innovation, depuis septembre 2011 Bruitparif a ouvert l’accès en ligne à son réseau Rumeur, qui permet d’accéder aux données (niveau sonore en temps réels capté dans 30 stations permanentes, données de 300 autres mesures du réseau).

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