En 1961, le cosmonaute soviétique accomplissait le 1er vol spatial habité. Un demi-siècle plus tard, l’espace est largement utilisé par les scientifiques pour ausculter notre Terre.
Il y a tout juste 50 ans ce 12 avril, Youri Gagarine était le premier humain à aller dans l’espace et accomplissait avec le vol Vostok 1 un des plus grands moments de l’histoire spatiale, entre Spoutnik (1957) et Apollo 11 sur la Lune (1969).
Au-delà de l’exploit fascinant que réalisait alors l’Union soviétique, c’est l’occasion de se souvenir que la conquête de l’espace, enjeu militaire et terrain de rivalités nationales, est aussi un outil au service de l’environnement. Un moyen d’étude de l’espace le plus lointain, mais aussi de mieux connaître notre propre planète.
Pas seulement, même si c’est une dimension certaine, par la prise de conscience qu’elle permet (de l’espace, nulle construction humaine n’est visible… et encore moins les frontières). Mais outre l’application familière qu’est la météorologie, de nombreux domaines scientifiques font maintenant usage des observations depuis l’espace.
Banquise, hydrologie, forêts…
Un tour à l’Agence spatiale européenne (ESA) montre les nombreuses recherches qui y sont liées à notre environnement: étude de la banquise arctique (programme CryoSat), hydrologie des régions froides (CoReH2O), recherche sur les forêts (Biomass), et par là sur le stockage du CO2 et l’adaptation au changement climatique…
Le site du Cnes (Centre national d’études spatiales) est de même une mine (en français, elle) sur le sujet. Voir entre autres Envisat, « programme européen le plus important jamais conçu pour surveiller l’état de notre planète et l’impact de nos activités ». Le satellite, lancé en 2002, « fournit quotidiennement une richesse d’informations sans précédents sur notre planète, permettant d’étudier avec précision l’évolution des phénomènes environnementaux ».
Plusieurs programmes, comme Végétation 1 et 2, suivent comme leur nom l’indique la flore terrestre, les productions agricoles et les forêts.
On n’oubliera pas bien sûr l’énorme site de la Nasa, l’agence spatiale américaine, dont la partie Terre est évidemment bien garnie.
Enfin dernièrement encore en France, parmi les projets de satellites dont le financement au titre des investissements d’avenir a été annoncé le 23 mars, les projets Myriade Evolutions et Swot vont notamment étudier le méthane atmosphérique (gaz à effet de serre important) et les hauteurs d’eau des océans et cours d’eau.
Sur la Toile
Terre, environnement et climat – Cnes
ESA’s Living Planet Programme – présentation des programmes environnementaux de l’agence européenne
Nasa – partie Terre (Earth)
Dossier vidéo spécial « 12 avril 1961 – le premier homme dans l’espace », Cnes
Centre d’études spatiales de la biosphère (Cesbio)
A lire aussi
Environnement, eau, télécoms: trois projets de satellites financés – 24 mars 2011




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