Une étude de contamination bactérienne dans des chambres d’hôtels, à travers trois États américains, montre que certaines surfaces comme la zapette ou le téléphone sont particulièrement douteuses.
par Janet Fang
Le but n’est pas d’effrayer les voyageurs. À chaque rotation, vous voyez des gouvernantes nettoyer 14 à 16 chambres, passant une demi-heure environ par chambre.
Et l’identification des éléments à haut risque dans une chambre d’hôtel permettrait aux gestionnaires de concevoir de façon stratégique les méthodes de nettoyage. Ils pourraient ainsi mieux répartir le temps pour réduire efficacement les risques sanitaires potentiels créés par la contamination microbienne, selon la chercheuse Katie Kirsch, de l’université de Houston.
Vingt surfaces différentes de chambres d’hôtel ont été échantillonnées, au Texas, dans l’Indiana et en Caroline du Sud. Les chercheurs ont testé les niveaux de contamination bactérienne sur chacune des surfaces. Environ 81% des surfaces échantillonnées présentaient au moins un peu de bactéries fécales.
Les zones les plus chargées en bactéries
- Télécommande du téléviseur
- interrupteur de la lampe de chevet
- téléphone
- tapis
- toilettes et lavabo
- articles de chariots des femmes de ménage, y compris les éponges et balais à franges, qui représentent un risque de contamination croisée des chambres.
Surfaces les moins contaminées
- Tête de lit
- tringles à rideaux
- poignée de porte de la salle de bain
Les chercheurs ne peuvent pas dire si les bactéries détectées peuvent provoquer des maladies, cependant les niveaux de contamination sont un indicateur fiable de la propreté générale. Et beaucoup pourraient constituer une menace pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli.
Alors, comment les femmes de ménage et les gérants peuvent-ils dire si une chambre d’hôtel est assez propre? « Évaluation visuelle, dit Katie Kirsch, qui s’est révélée inefficace étant donné les niveaux d’assainissement mesurés ».
Espérons que ce n’est que le début de la recherche, donnant une base scientifique à l’entretien ménager des hôtels, ajoute-elle.
Cette étude préliminaire a été conçue pour transposer à la propreté du nettoyage des chambres d’hôtels le système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (Hazard Analysis and Critical Control Points, ou HACCP) utilisé pour la sécurité alimentaire.
Initialement développé par la NASA, le système identifie les dangers potentiels physiques, chimiques et biologiques, et élabore des mesures pour ramener les risques à des niveaux sûrs.
Les conclusions de l’étude ont été présentées à une réunion de l’American Society for Microbiology (ASM) le 17 juin.
[Via Scientific American et communiqué de l'ASM]
Photo: miggslives / Flickr, sous licence Creative Commons CC by
À lire aussi
Baignades de vacances: les eaux européennes sont en majorité de qualité – 30 mai 2012
Le Wi-Fi au Mandarin Oriental de New York – 7 février 2012
Les Marines américains à la recherche de sous-vêtements high tech – 31 janvier 2012
Santé et sédentarité: rester assis tue, affirme un site médical – 5 janvier 2012
Séchage de mains le plus écologique: électrique contre papier – 24 novembre 2011
La question du film « Contagion »: sommes-nous vraiment préparés pour une pandémie? – 5 octobre 2011




Mots-clefs :










Suivez SmartPlanet.fr
Inscrivez-vous
Inscrivez-vous