Agence des énergies renouvelables, Paprec vers la Bourse, empreinte azote, enfants recycleurs du Ghana | SmartPlanet.fr

Agence des énergies renouvelables, Paprec vers la Bourse, empreinte azote, enfants recycleurs du Ghana

Par Thierry Noisette | 2 mars 2011 | 0 commentaire

Revue de web et de presse: l’Irena, une agence internationale sur les rails. Paprec, spécialiste du recyclage de papier, vise l’introduction en Bourse en 2012. Un outil en ligne pour évaluer son empreinte azote. Des enfants ghanéens trient nos vieux écrans au péril de leur santé.

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) avance à petits pas. Fondée en 2009, l’Irena vient de voir en France la loi du 25 février 2011 autorisant la ratification de ses statuts, publiée au Journal Officiel du 26 février (dossier sur le site de l’Assemblée nationale).

Irena - agence internationale pour les énergies renouvelables

Cette agence internationale, qui doit promouvoir et faciliter les échanges autour des énergies renouvelables, a une histoire qui remonte à plus de deux décennies, lorsque elle fut conçue au sein de l’association Eurosolar, notamment par Hermann Scheer, élu social-démocrate à l’origine de la loi allemande sur les énergies renouvelables.

Mieux vaut tard que jamais pour les Français: la première réunion de l’assemblée de l’Irena a lieu le mois prochain, les 4 et 5 avril.

Du papier à la Bourse. Paprec, spécialiste du recyclage de papier, espère entrer en Bourse en 2012, a annoncé à l’Agefi Thierry Coloigner, son DG adjoint en charge des finances et du développement. Paprec, créée en 1995, a passé l’an dernier les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires (320 M€ en 2009), et est redevenu bénéficiaire après des pertes en 2008 et le retour à l’équilibre en 2009.

Paprec

L’entreprise est le numéro trois français du recyclage, derrière Veolia et Suez. Elle a acheté six sociétés en moins de trois ans, et pourrait investir en en acquérant d’autres en Europe et en allant vers de nouveaux domaines, «comme le plastique, alors que seulement 15% de cette matière est aujourd’hui recyclée en France, contre plus de 50% pour les papiers», indique l’Agefi.

Et votre empreinte azote? Si les systèmes pour mesurer son bilan carbone (mesurer ses émissions de gaz à effet de serre) abondent, les alertes et les outils sont moins fréquents pour l’azote, dont l’usage accéléré par les humains peut aussi avoir un impact négatif sur l’environnement (pluies acides, déforestation…).

C’est ce que souligne un article, «N-Print Project Launches Nitrogen Footprint Calculator Tool», par Angela Thompson, sur le «ContributorNetwork» de Yahoo. Elle annonce le lancement il y a quelques jours d’un calculateur d’empreinte azote (nitrogen en anglais).

En anglais (ou en néerlandais), il propose, en se comparant à un consommateur américain, allemand ou néerlandais, de voir l’impact de ses actions en matière de transport, d’alimentation, chez soi, etc.

Des enfants trient nos déchets électroniques. Dans Ouest-France, l’article «Le Ghana, poubelle de nos vieux écrans», par la correspondante du quotidien Aurélie Fontaine, décrit la condition des enfants et adolescents de la décharge d’Agbobloshie, à Accra. Ils y récupèrent à mains nues le cuivre ou l’acier des ordinateurs et téléviseurs des pays développés:

«Ils sont près de 6.000, entre 5 et 18 ans, à fouiller la décharge. Selon l’Agence ghanéenne pour la protection de l’environnement (GEPA), environ 13.000 tonnes de déchets transitent chaque année dans le pays, venant principalement de l’Europe de l’Ouest. (…)

Par terre, on trouve ainsi un vieux fax de l’ancien ministère français des PTT, datant de 1992. Métaux lourds et fumées toxiques provoquent à long terme des difficultés respiratoires, des retards de croissance, ou encore des dommages sur les systèmes nerveux et sanguin.»

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