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Analyser l’odeur des vieux livres pour mieux les protéger

Par Janet Fang | 14 mars 2013 | 0 commentaire

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La bibliothèque nationale anglaise, la British Library, va recourir à un renifleur artificiel qui analysera l’odeur de ses livres pour mieux déterminer leur éventuelle dégradation.

Vous aimez l’odeur des vieux livres? Les bibliothèques, elles, y voient une bombe à retardement.

Aujourd’hui, un appareil qui analyse chimiquement l’odeur de moisi d’un livre en décomposition pourrait aider les bibliothécaires à mieux préserver leurs collections vieillissantes.

La British Library collabore avec la société de détection chimique Owlstone Nanotech (connue pour sa technologie de détection d’explosifs) afin de quantifier l’odeur des vieux livres pour leur préservation.

La bibliothèque teste actuellement le Lonestar Portable Analyzer, dont le fabricant indique qu’il est facile à utiliser par des non-spécialistes et plus rapide que les autres techniques chimiques (telles que la chromatographie gazeuse-spectrométrie de masse).

Plus de 100 composés différents, notamment des acides et alcools, ont été identifiés dans les livres et le papier. La difficulté consiste à identifier et quantifier l’étendue des composés organiques volatils émis par le papier à mesure qu’il vieillit, puis à rapporter ces données à la composition du papier et à la manière dont il se dégrade.

Au final, un renifleur artificiel sera utilisé pour:

- identifier les types de fibres contenues dans les pages d’un livre, ainsi que le mode et le degré de dégradation (par exemple, si un livre subit une hydrolyse acide ou une oxydation);

- déterminer si les livres composés de papier acide dégageront des acides susceptibles de menacer les livres voisins imprimés sur du papier non acide;

- explorer les résidus de traitements chimiques passés et la dégradation du papier acide.

L’appareil pourrait également être utilisé pour détecter la pourriture de la pomme de terre ou la mélamine dans le lait, ou encore pour traquer les produits chimiques dans le pétrole brut. Au fait, saviez-vous qu’une entreprise a distillé l’odeur du papier imprimé dans un parfum?

Library Journal via PopSci

Image: Maguis & David via Flickr, sous licence Creative Commons CC by

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