Barack Obama veut réduire d’un tiers en 10 ans les importations de pétrole

Par Andrew Nusca | 29 avril 2011 | 0 commentaire

(vidéo) Dans un discours sur la politique énergétique, le président américain a déclaré que les États-Unis doivent se libérer de leur dépendance au pétrole étranger et souligné le soutien gouvernemental aux véhicules électriques et hybrides.

Dans un discours modéré prononcé à l’université de Georgetown à Washington, D.C., Barack Obama a déclaré le 30 mars que « l’ingéniosité et le savoir-faire américains » peuvent mener la nation vers un avenir où la sécurité de l’énergie ne serait pas compromise par le tumulte au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et ailleurs.

« Pour accroître notre sécurité (pour contrôler notre avenir énergétique), nous devrons mettre à profit cette ingéniosité. C’est une tâche qui ne sera pas terminée d’ici la fin de ma présidence, ni même la suivante.

Mais si nous poursuivons le travail que nous avons déjà commencé ces deux dernières années, nous ne nous contenterons pas de créer de nouveaux emplois, industries et innovations ; nous laisserons à votre génération et aux générations futures un pays plus sûr, plus sain et plus prospère. »

Il ne fait aucun doute que la demande dépassera l’offre, et à l’heure où des nations telles que l’Inde et la Chine se développent et s’industrialisent, la situation ne fera qu’empirer, prédit Barack Obama.

« Avec deux milliards de personnes supplémentaires qui se mettent à consommer plus de produits, à conduire plus de voitures et à utiliser plus d’énergie, il est certain que la demande augmentera beaucoup plus vite que l’offre.

En conclusion, il n’y a pas d’issue rapide. Nous continuerons d’être victimes des fluctuations du marché du pétrole jusqu’à ce que nous envisagions sérieusement une politique à long terme pour une énergie sûre et abordable. »

Il ajoute:

« Nous ne pouvons pas continuer à osciller entre la sonnette d’alarme et l’état d’hypnose en matière de sécurité énergétique, nous précipitant pour agir quand les prix de l’essence augmentent et retombant dans la somnolence quand ils reviennent à la baisse. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Il est temps de faire ce que nous pouvons pour protéger notre avenir énergétique. »

Offre et demande

Évoquant la situation du pays en matière d’énergie, Barack Obama rappelle que les États-Unis possèdent seulement 2% des réserves de pétrole mondiales, mais en consomment 25%.

« Même si nous extrayions jusqu’à la dernière goutte de pétrole de chacune de ces réserves, cela resterait insuffisant pour répondre à nos besoins à long terme », prévient-il.

Une solution pour répondre à ce besoin: former des partenariats avec le Canada, le Mexique et le Brésil.

Une deuxième solution: le forage en mer « sûr et responsable ».

« Je crois que personne n’a oublié que nous avons connu la pire marée noire de notre histoire il n’y a même pas un an », a lancé Barack Obama d’une voix tonitruante, amenant le silence dans la salle. « Surtout pas les habitants de la Côte du Golfe. Les leçons que nous avons tirées de cette catastrophe nous ont aidés à mettre en place des normes de sécurité et de responsabilité plus intelligentes. »

« Par exemple, si vous comptez forer en eaux profondes, vous devez prouver que vous êtes capable de contenir une marée noire sous-marine. Cela relève du bon sens. »

Une troisième solution: le gaz naturel.

« Les innovations récentes nous ont donné l’opportunité d’exploiter de vastes réserves (l’équivalent de peut-être un siècle) dans le schiste qui se trouve sous nos pieds. À présent, nous devons nous assurer que nous prenons toutes les précautions nécessaires, sans polluer notre approvisionnement en eau. »

Une quatrième solution: les biocarburants produits à partir de panic raide, de copeaux de bois et autre biomasse.

« Si qui que ce soit doute du potentiel de ces carburants, il suffit de regarder le Brésil. J’y étais récemment, et déjà plus de la moitié des véhicules du Brésil peuvent fonctionner aux biocarburants. Et pas plus tard que la semaine dernière, notre armée de l’air a utilisé un mélange évolué de biocarburants pour faire voler un F-22 Raptor plus vite que la vitesse du son…

J’encourage la Navy et les ministères de l’Energie et de l’Agriculture à travailler avec le secteur privé pour créer des biocarburants évolués pouvant alimenter non seulement les avions de chasse, mais aussi les camions et les avions de ligne. »

Transports et carburant

Barack Obama estime que le problème de l’énergie se manifeste le plus dans le secteur des transports, qui représente à lui seul 70% de la consommation de pétrole. Sans compter qu’il s’agit du deuxième plus grand poste de dépenses du budget d’une famille moyenne, rappelle-t-il.

« L’année dernière, nous avons établi une norme nationale d’efficacité énergétique révolutionnaire pour les voitures et camions. Nos voitures consommeront moins d’essence, ce qui permettra d’économiser 1,8 milliard de barils de pétrole sur toute la durée du programme. Nos consommateurs économiseront de l’argent en se rendant moins souvent à la pompe: 3.000 dollars en moyenne sur la durée. Nos constructeurs automobiles créeront aussi des produits plus innovants.

À l’heure qu’il est, il y a même des voitures qui sortent des chaînes d’assemblage de Detroit avec des moteurs à combustion (je ne parle pas d’hybrides) pouvant faire plus de 21 km par litre. Nous avons la technique. Nous savons comment rendre nos véhicules plus efficaces sur le plan énergétique. »

Pour souligner son propos, Barack Obama annonce un nouvel objectif: d’ici 2015, les agences fédérales devront acheter tous leurs véhicules sous forme de modèles électriques, hybrides ou à carburant alternatif.
« Tous devront utiliser une alternative au pétrole », prévient-il.

Cela étant dit, Barack Obama appelle à des « stimulations plus attractives pour les consommateurs » et des récompenses pour les « communautés qui ouvrent la voie à l’adoption » des véhicules électriques.
Toutefois, il reste encore à surmonter le problème de la batterie, qui a retardé la production de voitures électriques aux États-Unis.

« Bientôt, l’Amérique accueillera 40% de la capacité de fabrication mondiale pour ces batteries », affirme-t-il, ajoutant que l’Amérique doit fabriquer des batteries pour attirer la production nationale de voitures électriques.

Mais on en revient toujours à l’énergie.

« Le problème avec les voitures électriques, c’est qu’elles fonctionnent à l’électricité. Ce n’est pas notre secrétaire d’État à l’énergie Steven Chu qui me contredira. Même si nous réduisons notre dépendance au pétrole, une politique énergétique intelligente et exhaustive nécessite que nous changions la façon dont nous générons de l’électricité en Amérique. »

Construction écologique

Barack Obama a également abordé le sujet de la construction écologique et la nécessité de gaspiller moins d’énergie.

« Aujourd’hui, nos maisons et entreprises consomment 40% de l’énergie que nous utilisons, ce qui nous coûte plusieurs milliards en factures d’énergie. Les fabricants qui ont besoin de quantités massives d’énergie pour fabriquer leurs produits ont du mal à faire face à la hausse des coûts de l’énergie.

C’est pourquoi nous avons proposé de nouveaux programmes pour aider les Américains à optimiser leurs maisons, leurs entreprises et leurs usines avec de nouveaux matériaux de construction à haute efficacité énergétique tels que l’éclairage, les fenêtres, les systèmes de chauffage et de refroidissement.

Ces investissements feront économiser aux consommateurs et aux entrepreneurs des dizaines de milliards de dollars par an, dégageront de l’argent pour l’investissement et l’embauche, et créeront des emplois pour les travailleurs et les sous-traitants. »

Il évoque également les obstacles financiers pour les propriétaires de logements qui veulent construire dans une optique d’amélioration de l’efficacité énergétique.

« Ils récupéreront leur argent. Vous économiserez de l’argent sur votre facture d’électricité, ce qui paiera les améliorations apportées. Mais beaucoup de personnes sont incapables d’avancer autant d’argent, alors nous devons leur donner des stimulations pour le faire… Avec les bonnes stimulations en place, nous pouvons doubler l’utilisation des énergies propres. »

Énergie nucléaire

Barack Obama a également parlé du Japon et de la question de l’énergie nucléaire. En quelques mots: « Nous ne pouvons pas simplement tirer un trait dessus. »

Puis il développe:

« L’Amérique tire un cinquième de son électricité de l’énergie nucléaire. Elle comporte un potentiel important d’accroître notre électricité sans ajouter de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Mais je suis déterminé à m’assurer que c’est une énergie sûre. C’est pourquoi j’ai demandé une revue de sûreté exhaustive par la Commission réglementaire nucléaire pour vérifier que toutes nos centrales nucléaires existantes sont sûres. Nous intégrerons ces conclusions et les leçons tirées du Japon dans la conception et la construction de la prochaine génération de centrales. »

Il ajoute: « Vous aurez un client si vous produisez de l’énergie propre… Les innovateurs sont prêts à réaliser ces gros investissements de capitaux. »

Le rôle du gouvernement

Barack Obama appelle à une « norme des énergies propres » pour encourager les investissements privés, mais reconnaît que le soutien du gouvernement est vital.

« J’ai admiré de nouveaux panneaux solaires parmi les plus grands au monde, testé un véhicule électrique tout juste sorti de la chaîne d’assemblage (environ 1,5 m avant que les services secrets me disent d’arrêter) et visité des usines autrefois fermées où l’on construit des pales d’éoliennes évoluées aussi grandes qu’un 747 et les pylônes pour les soutenir.

J’ai vu les scientifiques plancher sur la prochaine grande révolution énergétique. Et rien de tout ceci n’aurait pu se produire sans l’aide du gouvernement. »

Il évoque toutefois la menace d’un ralentissement de cette aide:

« Nous payons déjà le prix de notre inaction. Chaque fois que nous allons faire le plein à la pompe, chaque fois que nous perdons un emploi ou une entreprise en faveur de pays qui investissent plus que nous dans les énergies propres, s’agissant de notre air, notre eau et le changement climatique qui menace la planète dont vous hériterez…

Nous en payons déjà le prix. Tels sont les coûts que nous supportons déjà. Et si nous ne faisons rien, ce prix ne fera qu’augmenter. »

Le facteur générationnel

Barack Obama a conclu en s’adressant directement aux étudiants de Georgetown présents dans la salle, leur disant que l’ère qui les a vus parvenir à l’âge adulte (« moins d’obstacles », « information constante » et « bouleversements économiques ») est une preuve suffisante que l’Amérique « peut changer en mieux » et que « les jeunes » doivent « faire avancer l’Amérique ».

« Nous en avons besoin. Nous avons besoin que vous rêviez en grand. Nous avons besoin que vous en appeliez à ce même esprit d’optimisme débridé, cette volonté audacieuse de vous attaquer à des défis ambitieux et d’en venir à bout qui ont mené les générations précédentes à connaître la grandeur, pour sauver la démocratie, pour décrocher la lune, pour connecter le monde avec notre propre science et imagination. »

Pourquoi? À tout le moins parce qu’il ne faut pas tout laisser aux générations futures, et parce qu’ »il est en notre pouvoir de résoudre tous nos défis ».

Sur la Toile

Remarks by the President on America’s Energy Security – le discours de Barack Obama en v.o.

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Le dernier « moment Spoutnik » de l’Amérique entraînera-t-il une explosion des technologies propres? – 8 février 2011

= = =

http://www.smartplanet.com/business/blog/smart-takes/obama-no-quick-fixes-to-american-energy-security/15180/

By Andrew Nusca

Barack Obama: « pas d’issue rapide » pour la sécurité énergétique américaine

Le président des États-Unis Barack Obama a déclaré que les États-Unis doivent se libérer de leur dépendance au pétrole étranger, et a annoncé l’objectif de réduire les importations de pétrole d’un tiers en dix ans.

Dans un discours modéré prononcé à l’université de Georgetown à Washington, D.C., Barack Obama a déclaré le 30 mars que « l’ingéniosité et le savoir-faire américains » peuvent mener la nation vers un avenir où la sécurité de l’énergie ne serait pas compromise par le tumulte au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et ailleurs.

« Pour accroître notre sécurité (pour contrôler notre avenir énergétique), nous devrons mettre à profit cette ingéniosité. C’est une tâche qui ne sera pas terminée d’ici la fin de ma présidence, ni même la suivante. Mais si nous poursuivons le travail que nous avons déjà commencé ces deux dernières années, nous ne nous contenterons pas de créer de nouveaux emplois, industries et innovations ; nous laisserons à votre génération et aux générations futures un pays plus sûr, plus sain et plus prospère. »

Il ne fait aucun doute que la demande dépassera l’offre, et à l’heure où des nations telles que l’Inde et la Chine se développent et s’industrialisent, la situation ne fera qu’empirer, prédit Barack Obama.

« Avec deux milliards de personnes supplémentaires qui se mettent à consommer plus de produits, à conduire plus de voitures et à utiliser plus d’énergie, il est certain que la demande augmentera beaucoup plus vite que l’offre. En conclusion, il n’y a pas d’issue rapide. Nous continuerons d’être victimes des fluctuations du marché du pétrole jusqu’à ce que nous envisagions sérieusement une politique à long terme pour une énergie sûre et abordable. »

Il ajoute:

« Nous ne pouvons pas continuer à osciller entre la sonnette d’alarme et l’état d’hypnose en matière de sécurité énergétique, nous précipitant pour agir quand les prix de l’essence augmentent et retombant dans la somnolence quand ils reviennent à la baisse. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Il est temps de faire ce que nous pouvons pour protéger notre avenir énergétique. »

Offre et demande

Évoquant la situation du pays en matière d’énergie, Barack Obama rappelle que les États-Unis possèdent seulement 2% des réserves de pétrole mondiales, mais en consomment 25%.

« Même si nous extrayions jusqu’à la dernière goutte de pétrole de chacune de ces réserves, cela resterait insuffisant pour répondre à nos besoins à long terme », prévient-il.

Une solution pour répondre à ce besoin: former des partenariats avec le Canada, le Mexique et le Brésil.

Une deuxième solution: le forage en mer « sûr et responsable ».

« Je crois que personne n’a oublié que nous avons connu la pire marée noire de notre histoire il n’y a même pas un an », a lancé Barack Obama d’une voix tonitruante, amenant le silence dans la salle. « Surtout pas les habitants de la Côte du Golfe.Les leçons que nous avons tirées de cette catastrophe nous ont aidés à mettre en place des normes de sécurité et de responsabilité plus intelligentes. »

« Par exemple, si vous comptez forer en eaux profondes, vous devez prouver que vous êtes capable de contenir une marée noire sous-marine. Cela relève du bon sens. »

Une troisième solution: le gaz naturel.

« Les innovations récentes nous ont donné l’opportunité d’exploiter de vastes réserves (l’équivalent de peut-être un siècle) dans le schiste qui se trouve sous nos pieds. À présent, nous devons nous assurer que nous prenons toutes les précautions nécessaires, sans polluer notre approvisionnement en eau. »

Une quatrième solution: les biocarburants produits à partir de panic raide, de copeaux de bois et autre biomasse.

« Si qui que ce soit doute du potentiel de ces carburants, il suffit de regarder le Brésil. J’y étais récemment, et déjà plus de la moitié des véhicules du Brésil peuvent fonctionner aux biocarburants. Et pas plus tard que la semaine dernière, notre armée de l’air a utilisé un mélange évolué de biocarburants pour faire voler un F-22 Raptor plus vite que la vitesse du son… J’encourage la Navy et les ministères de l’Energie et de l’Agriculture à travailler avec le secteur privé pour créer des biocarburants évolués pouvant alimenter non seulement les avions de chasse, mais aussi les camions et les avions de ligne. »

Transports et carburant

Barack Obama estime que le problème de l’énergie se manifeste le plus dans le secteur des transports, qui représente à lui seul 70% de la consommation de pétrole. Sans compter qu’il s’agit du deuxième plus grand poste de dépenses du budget d’une famille moyenne, rappelle-t-il.

« L’année dernière, nous avons établi une norme nationale d’efficacité énergétique révolutionnaire pour les voitures et camions. Nos voitures consommeront moins d’essence, ce qui permettra d’économiser 1,8 milliard de barils de pétrole sur toute la durée du programme. Nos consommateurs économiseront de l’argent en se rendant moins souvent à la pompe: 3.000 dollars en moyenne sur la durée. Nos constructeurs automobiles créeront aussi des produits plus innovants. À l’heure qu’il est, il y a même des voitures qui sortent des chaînes d’assemblage de Detroit avec des moteurs à combustion (je ne parle pas d’hybrides) pouvant faire plus de 21 km par litre. Nous avons la technique. Nous savons comment rendre nos véhicules plus efficaces sur le plan énergétique. »

Pour souligner son propos, Barack Obama annonce un nouvel objectif: d’ici 2015, les agences fédérales devront acheter tous leurs véhicules sous forme de modèles électriques, hybrides ou à carburant alternatif.

« Tous devront utiliser une alternative au pétrole », prévient-il.

Cela étant dit, Barack Obama appelle à des « stimulations plus attractives pour les consommateurs » et des récompenses pour les « communautés qui ouvrent la voie à l’adoption » des véhicules électriques.

Toutefois, il reste encore à surmonter le problème de la batterie, qui a retardé la production de voitures électriques aux États-Unis.

« Bientôt, l’Amérique accueillera 40% de la capacité de fabrication mondiale pour ces batteries », affirme-t-il, ajoutant que l’Amérique doit fabriquer des batteries pour attirer la production nationale de voitures électriques.

Mais on en revient toujours à l’énergie.

« Le problème avec les voitures électriques, c’est qu’elles fonctionnent à l’électricité. Ce n’est pas notre secrétaire d’État à l’énergie Steven Chu qui me contredira. Même si nous réduisons notre dépendance au pétrole, une politique énergétique intelligente et exhaustive nécessite que nous changions la façon dont nous générons de l’électricité en Amérique. »

Construction écologique

Barack Obama a également abordé le sujet de la construction écologique et la nécessité de gaspiller moins d’énergie.

« Aujourd’hui, nos maisons et entreprises consomment 40% de l’énergie que nous utilisons, ce qui nous coûte plusieurs milliards en factures d’énergie. Les fabricants qui ont besoin de quantités massives d’énergie pour fabriquer leurs produits ont du mal à faire face à la hausse des coûts de l’énergie.

C’est pourquoi nous avons proposé de nouveaux programmes pour aider les Américains à optimiser leurs maisons, leurs entreprises et leurs usines avec de nouveaux matériaux de construction à haute efficacité énergétique tels que l’éclairage, les fenêtres, les systèmes de chauffage et de refroidissement.

Ces investissements feront économiser aux consommateurs et aux entrepreneurs des dizaines de milliards de dollars par an, dégageront de l’argent pour l’investissement et l’embauche, et créeront des emplois pour les travailleurs et les sous-traitants. »

Il évoque également les obstacles financiers pour les propriétaires de logements qui veulent construire dans une optique d’amélioration de l’efficacité énergétique.

« Ils récupéreront leur argent. Vous économiserez de l’argent sur votre facture d’électricité, ce qui paiera les améliorations apportées. Mais beaucoup de personnes sont incapables d’avancer autant d’argent, alors nous devons leur donner des stimulations pour le faire… Avec les bonnes stimulations en place, nous pouvons doubler l’utilisation des énergies propres. »

Énergie nucléaire

Barack Obama a également parlé du Japon et de la question de l’énergie nucléaire. En quelques mots: « Nous ne pouvons pas simplement tirer un trait dessus. »

Puis il développe:

« L’Amérique tire un cinquième de son électricité de l’énergie nucléaire. Elle comporte un potentiel important d’accroître notre électricité sans ajouter de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Mais je suis déterminé à m’assurer que c’est une énergie sûre. C’est pourquoi j’ai demandé une revue de sûreté exhaustive par la Commission réglementaire nucléaire pour vérifier que toutes nos centrales nucléaires existantes sont sûres. Nous intégrerons ces conclusions et les leçons tirées du Japon dans la conception et la construction de la prochaine génération de centrales. »

Il ajoute: « Vous aurez un client si vous produisez de l’énergie propre… Les innovateurs sont prêts à réaliser ces gros investissements de capitaux. »

Le rôle du gouvernement

Barack Obama appelle à une « norme des énergies propres » pour encourager les investissements privés, mais reconnaît que le soutien du gouvernement est vital.

« J’ai admiré de nouveaux panneaux solaires parmi les plus grands au monde, testé un véhicule électrique tout juste sorti de la chaîne d’assemblage (environ 1,5 m avant que les services secrets me disent d’arrêter) et visité des usines autrefois fermées où l’on construit des pales d’éoliennes évoluées aussi grandes qu’un 747 et les pylônes pour les soutenir. J’ai vu les scientifiques plancher sur la prochaine grande révolution énergétique. Et rien de tout ceci n’aurait pu se produire sans l’aide du gouvernement. »

Il évoque toutefois la menace d’un ralentissement de cette aide:

« Nous payons déjà le prix de notre inaction. Chaque fois que nous allons faire le plein à la pompe, chaque fois que nous perdons un emploi ou une entreprise en faveur de pays qui investissent plus que nous dans les énergies propres, s’agissant de notre air, notre eau et le changement climatique qui menace la planète dont vous hériterez… Nous en payons déjà le prix. Tels sont les coûts que nous supportons déjà. Et si nous ne faisons rien, ce prix ne fera qu’augmenter. »

Le facteur générationnel

Barack Obama a conclu en s’adressant directement aux étudiants de Georgetown présents dans la salle, leur disant que l’ère qui les a vus parvenir à l’âge adulte (« moins d’obstacles », « information constante » et « bouleversements économiques ») est une preuve suffisante que l’Amérique « peut changer en mieux » et que « les jeunes » doivent « faire avancer l’Amérique ».

« Nous en avons besoin. Nous avons besoin que vous rêviez en grand. Nous avons besoin que vous en appeliez à ce même esprit d’optimisme débridé, cette volonté audacieuse de vous attaquer à des défis ambitieux et d’en venir à bout qui ont mené les générations précédentes à connaître la grandeur, pour sauver la démocratie, pour décrocher la lune, pour connecter le monde avec notre propre science et imagination. »

Pourquoi? À tout le moins parce qu’il ne faut pas tout laisser aux générations futures, et parce qu’ »il est en notre pouvoir de résoudre tous nos défis ».

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