Catastrophes majeures: les opérateurs de satellite ouvrent leurs données

Par Thierry Noisette | 21 septembre 2012 | 0 commentaire

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Collaboration entre 14 agences spatiales de différents pays, dont la France et l’Allemagne, la Charte internationale rendra plus accessibles les données satellitaires utiles aux pouvoirs publics, même des pays non membres.

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce que l’organisation internationale qui rend accessible les données satellite pour aider les pouvoirs publics offre maintenant « l’accès universel » aux données pour les interventions d’urgence.

La Charte « Espace et désastres majeurs » (Space and Major Disasters) a été fondée en 2000 par l’ESA et les agences spatiales française (le Cnes) et canadienne (la CSA). C’est une collaboration internationale entre les propriétaires et exploitants de missions d’observation terrestre. Elle donne un accès rapide aux données satellitaires pour aider les services de gestion des catastrophes, en cas de désastre naturel ou d’origine humaine.

Via la Charte, les données satellitaires ont été utilisées pour créer des cartes et aider les efforts d’aide qui ont suivi des catastrophes comme le tremblement de terre de janvier 2010 à Haïti, le séisme de février 2011 en Nouvelle-Zélande et le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011 au Japon.

Après plus d’une décennie, la Charte ouvre maintenant plus largement ses portes, indique l’ESA. Pour cela, elle a adopté le principe de l’accès universel: toute autorité nationale de gestion de catastrophe pourra soumettre ses requêtes à la Charte pour une réponse d’urgence. Des procédures spécifiques devront être suivies, mais le pays affecté n’aura pas à être un membre de la Charte (14 agences en sont membres), alors qu’auparavant seul un pays membre pouvait faire une demande directe.

La Charte a été activée (c’est le terme usité) 51 fois en 2010 et 32 fois en 2011. L’an dernier, ces activations ont été causées dans plus de la moitié des cas (54%) par des événements marins (inondations, tsunamis etc.) et dans 62% des cas (cumul possible) par des événements météorologiques.

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