Colmater des brèches comme un caillot sanguin bouche la plaie | SmartPlanet.fr

Colmater des brèches comme un caillot sanguin bouche la plaie

Par Janet Fang | 21 janvier 2013 | 0 commentaire

Le débit accéléré du sang dû à une blessure provoque une réaction biochimique rapide, la coagulation.  Des chercheurs du MIT ont analysé ce processus et veulent s’en inspirer pour créer des matériaux s’assemblant rapidement pour contrôler des écoulements.

Après une coupure, le saignement s’arrête généralement lorsqu’un agglomérat de molécules bloque l’entrée de la plaie. Ces processus biochimiques qui forment un caillot reposent sur un ensemble de molécules qui circulent constamment dans nos veines et nos artères, entrent en action lorsque cela s’avère nécessaire, puis se dissolvent dans le sang une fois le travail accompli.

Aujourd’hui, pour la première fois, des scientifiques ont trouvé comment tous ces composants moléculaires fonctionnent ensemble pour bloquer l’écoulement de sang. Ils espèrent pouvoir exploiter ces principes pour créer de nouveaux matériaux synthétiques autorégénérants afin de colmater les fuites, relate MIT News.

Une équipe dirigée par Alfredo Alexander-Katz au MIT a découvert que l’augmentation du débit sanguin causée par une blessure déclenche automatiquement la réaction qui bouche la plaie. Plus le flux est rapide, plus le processus est efficace (cela semble contraire à l’intuition, étant donné que les flux plus rapides ont généralement tendance à remuer les choses plutôt qu’à les consolider).

La molécule essentielle est un biopolymère appelé facteur de von Willebrand (vWF) : une longue structure similaire à une chaîne qui circule normalement dans le sang sous sa forme enroulée inactive.

1. Dès que les vWF sont déployés et étirés, ils deviennent collants. C’est comme lorsque vous exposez la partie collante d’un ruban adhésif en le déroulant (regardez cette démonstration avec un rouleau de scotch).

2. Lorsqu’un débit sanguin accru les étire, ils commencent à adhérer aux plaquettes (voir image).

3. Ensuite, un réseau commence à se former sur la coupure, mélange de plaquettes et de molécules collantes. Cela crée un colmatage en quelques secondes et, tandis que les cellules supplémentaires s’accumulent, un caillot se forme.

4. Lorsque le débit sanguin ralentit, le caillot se dissout.

La plupart des matériaux biochimiques, tels que les os ou carapaces, se forment très lentement, mais la coagulation est rapide. L’équipe espère créer des matériaux inspirés de la coagulation sanguine capables de s’assembler rapidement pour contrôler toutes sortes d’écoulements liquides.

Leurs travaux ont été publiés début janvier dans Nature Communications.

via MIT News Office

Image: Hsieh Chen via MIT News Office

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