Contre vents et marées: une capsule de survie à l’épreuve des tsunamis

Par la rédaction | 17 octobre 2012 | 0 commentaire

Fuir vers les hauteurs est l’une des seules options qui s’offrent à vous en cas de tsunami… sauf peut-être si vous prenez refuge dans la capsule de survie contre les tsunamis.

par Charlie Osborne

L’Australien Matt Duncan a été tellement marqué par la nouvelle du tsunami japonais qui a frappé en 2011 et fait plus de 20.000 morts qu’il a mis ses compétences d’ingénierie à l’épreuve.

Résultat: une capsule submersible dont il affirme qu’elle peut protéger ses occupants face à des vagues d’une telle puissance.

La capsule de survie contre les tsunamis est le produit de l’expertise de Matt Duncan dans la construction de maisons flottantes. Elle n’est toutefois pas fabriquée dans cette optique, mais pour servir d’abri à quatre personnes au maximum et affronter les vagues d’un tsunami.

« Les formules entrant dans la conception d’une coque de bateau ont été utilisées pour concevoir la capsule, car comme dans la construction d’un bateau, il faut calculer le déplacement, la résistance à l’écrasement et le centre de gravité avant de commencer », a expliqué Matt Duncan à Wired.

« Ainsi, nous savons comment elle réagira et quelle sera sa résistance avant même que la construction ne débute. »

Le premier prototype a été développé en s’inspirant de la conception des bateaux à coque en acier, en visionnant des enregistrements vidéo du tsunami et en prenant des notes sur la relation de cause à effet des objets frappés par de fortes vagues. La capsule présente une carcasse en acier soudé en spirale de 4 mm avec des arceaux soudés et une fenêtre de 2,5 cm d’épaisseur montée sur une trappe conçue pour être amovible si les utilisateurs de la capsule sont inconscients. Des barres de renfort et des zones de déformation sont également prévues autour de l’habitacle pour absorber les chocs brusques. Naturellement, la capsule est entièrement étanche.

Adaptée aussi aux tremblements de terre

Elle a une résistance à l’écrasement de plus de 6 tonnes, de sorte qu’elle est aussi adaptée pour les alertes sismiques. Si la capsule est emportée par la mer, des ampoules de phare extérieures clignotent pour attirer les sauveteurs. Il y a un volume d’air suffisant pour tenir plus de deux heures.

La forme cylindrique est rationalisée pour empêcher les débris de s’accrocher à la capsule et elle est suffisamment petite pour tenir dans un garage standard. De plus, les roues de la capsule sont détachables une fois sur l’eau. Pour empêcher que les passagers ne soient ballotés dans tous les sens, la capsule inclut des sièges de course (des harnais 5 points qui peuvent également convenir aux enfants) et des casques.

Les sauveteurs mettent parfois du temps à arriver après une catastrophe naturelle. Pour y remédier, la capsule contient également des couvertures et des rations alimentaires.

À terme, la capsule sera commercialisée aux alentours de 8.900 dollars. Pour ceux qui ne peuvent pas débourser des milliers de dollars ou qui n’ont pas besoin d’avoir de la place pour quatre, Matt Duncan travaille également sur une version solo pouvant tenir sous un lit.

À ce jour, la capsule n’est pas disponible dans le commerce, mais des entreprises ont émis des propositions pour commercialiser le concept de Matt Duncan.

Image: Matt Duncan/Havana Houseboats

À lire aussi

Le port du casque à vélo, une obligation qui fait débat – 9 octobre 2012

Des cafards télécommandés à la rescousse – 27 septembre 2012

Catastrophes majeures: les opérateurs de satellite ouvrent leurs données – 21 septembre 2012

Sécurité: entretenir la mémoire des catastrophes, un exemple en Indonésie – 29 août 2012

Des îles flottantes pour sauver les Maldives de la montée des eaux – 27 août 2012

Réchauffement climatique: 3,9 millions d’Américains exposés aux inondations – 26 avril 2012

Mots-clefs :

 

Les commentaires sont fermés pour cet article

Les balises suivantes sont supportées :
<b> <i> <u> <pre>
publicite
publicite