Depuis Fukushima, le Japon a très fortement réduit son recours à l’énergie nucléaire

Par Thierry Noisette | 6 mars 2012 | 1 commentaire

Revue de web: le pays ne compte plus que deux réacteurs en activité, et n’en aura aucun en mai, avant la période de pic de l’été. Un grand quotidien s’interroge sur la politique énergétique du gouvernement.

Dans un article (traduit en anglais) intitulé « Une société libérée du nucléaire peut être réalisée bien plus tôt », le quotidien japonais Asahi Shimbun (diffusé à 11 millions d’exemplaires), expose qu’il ne reste maintenant plus que deux réacteurs nucléaires en activité au Japon, qui doivent prochainement être arrêtés pour maintenance. En mai, le réseau électrique du pays ne devrait plus être alimenté par un seul réacteur atomique.

Depuis un an, malgré les fermetures de centrales nucléaires, le Japon n’a pas connu de coupures, et le public comme les entreprises sont maintenant décidés à aller dans la voie des économies d’énergie.

Le pays avait-il vraiment besoin de construire 54 réacteurs, s’interroge le journal? En août dernier, son pic de consommation a été satisfait avec seulement 12 à 16 réacteurs reliés au réseau. L’éditorialiste appelle à

« un changement fondamental de la façon de penser derrière la politique d’énergie nucléaire du gouvernement. C’est-à-dire, à passer de l’idée d’exploiter des réacteurs parce qu’ils sont sûrs au principe de n’exploiter que le nombre de réacteurs réellement nécessaire. »

Le journal exprime des doutes sur le possible redémarrage de deux réacteurs de la centrale de Ohi, après leurs tests de résistance déclarés « appropriés » par la NISA, l’agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle, tests qui couvrent les accidents majeurs comme un tremblement de terre ou un tsunami, mais pas le risque d’autres accidents tels que des incendies.

Les opérateurs de réseaux électriques ont mené campagne après la catastrophe de Fukushima pour avertir d’un risque de coupures, qui ne se sont pas produites. Si pour le prochain pic d’été il faudra peut-être relancer plusieurs réacteurs, se défie le quotidien, le gouvernement devrait au moins s’engager à ce que ce soit le plus petit nombre possible, et non la quantité que souhaitent des opérateurs surtout soucieux de leur chiffre d’affaires.

Pour bâtir un consensus national sur le passage de la nation vers un futur sans énergie atomique, conclut l’éditorialiste, il faut regarder en face « la réalité indéniable que la production nucléaire d’électricité est dangereuse ».

Source: Nuclear-free society can be achieved much earlier – Asahi Shimbun

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  • 1

    lowtech

    8 mars 2012

    Article intéressant mais qui passe à coté du plus intéressant. Ils les
    ont remplacé par quoi leur production nucléaire?

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