L’IBN de Singapour et IBM mettent au point des nanoparticules permettant de combattre des infections résistantes telles que le staphylocoque doré.
Des chercheurs d’IBM et des scientifiques de l’Institute of Bioengineering and Nanotechnology, à Singapour, s’apprêtent à dévoiler une percée en matière de nanomédecine: des nanoparticules biodégradables grâce auxquelles les antibiotiques sont physiquement attirés vers les cellules infectées.
Publiée dans le journal Nature Chemistry Sunday, cette percée est la suivante:
- En utilisant des techniques relatives à la fabrication de semi-conducteurs, les chercheurs ont découvert des polymères capables de détecter et détruire physiquement des bactéries résistantes aux antibiotiques.
- Ces nanoparticules biodégradables, qui peuvent transporter des charges de médicament, s’assemblent lorsqu’elles entrent en contact avec de l’eau.
- Dans le corps humain, ces nanoparticules créent de nouvelles structures qui sont attirées vers les cellules infectées. La structure cible les membranes des bactéries à partir de l’interaction électrostatique.
- Avec précision, les antibiotiques peuvent pénétrer dans la cellule (en haut à droite) et la détruire de l’intérieur après avoir été déposés par les nanoparticules (en bas à droite).
- Les nanoparticules sont ensuite éliminées naturellement par le corps.
Cette application de nanomédecine pourrait représenter une nouvelle méthode de délivrance des médicaments pour combattre des infections résistantes telles que le staphylocoque doré résistant à la méthicilline et d’autres bactéries. James Hedrick, scientifique en charge du projet chez IBM, confirme que cette découverte pourrait avoir une grande variété d’utilisations, depuis le traitement des plaies jusqu’aux cas d’urgence en temps de guerre.
Selon IBM et l’Institute of Bioengineering and Nanotechnology, ces nanoparticules représentent un nouveau moyen de cibler les bactéries.
Éviter le recours aux fortes doses d’antibiotiques
En deux mots, les polymères découverts empêchent la résistance aux médicaments, dans la mesure où ils traversent la paroi et les membranes des cellules des bactéries. Les traitements types par antibiotiques ne sont pas ciblés et ne parviennent pas à détruire la paroi et les membranes d’une cellule infectée. En conséquence, de fortes doses d’antibiotiques sont nécessaires pour éliminer une infection, détruisant souvent des globules rouges par la même occasion.
Si ces nanostructures biodégradables étaient fabriquées commercialement, elles pourraient être injectées dans le corps ou appliquées via des produits courants tels que des désinfectants pour les mains et des lingettes. De futurs articles étudieront les cas d’utilisation de ces nanoparticules.
Sur la Toile
IBN and IBM Co-Develop New Weapon Against Drug-Resistant Superbugs, IBN (PDF, 5 pages), 4 avril 2011




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