Et si votre imprimante de bureau utilisait des cellules vivantes à la place de gouttelettes d’encre ? Qu’imprimeriez-vous ?
La première réponse logique serait des parties du corps, pour remplacer celles irrémédiablement endommagées.
L’imprimante en trois dimensions avance à grands pas vers cet objectif. Le Washington Post décrit les travaux menés par les scientifiques dans le domaine de la bio-impression en 3D, une branche de l’ingénierie tissulaire.
Bien que cette technologie existe depuis deux décennies, elle n’a jamais été utilisée de la sorte.
Bonnie Berkowitz raconte :
Dans des laboratoires du monde entier, des experts en chimie, biologie, médecine et ingénierie explorent de nombreuses pistes en vue d’un objectif audacieux : imprimer un foie, un rein ou un cœur humain viable à l’aide des propres cellules d’un patient.
Vous avez bien lu : de nouveaux organes à emporter. S’ils réussissent, les listes d’attente de donneurs pourraient devenir de l’histoire ancienne.
Tony Atala, directeur du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine en Caroline du Nord, envisage ce qu’il appelle « le modèle de l’ordinateur Dell », où un chirurgien pourrait commander « tel disque dur, avec tant de mémoire… », si ce n’est que ses spécifications porteraient sur des tissus vivants plutôt que sur l’électronique.
Nous sommes encore bien loin (à des décennies) de pouvoir imprimer un nouveau rein ou foie pour un patient. Mais dans un tour de force qui paraît tout droit sorti d’un scénario de science-fiction, des scientifiques ont déjà imprimé de la peau, des disques vertébraux et d’autres types de tissus mous comme du cartilage. Fait encore plus incroyable, ils ont réussi à les implanter dans des organismes vivants.
Les organes qui ont des systèmes vasculaires complexes représentent un tout autre défi. Néanmoins, les premiers essais sur l’Homme d’organes de remplacement imprimés sont attendus d’ici deux à cinq ans, ce qui montre l’immense potentiel de cette technologie.















