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Des outils pour gérer notre santé comme un trader

Par la rédaction | 6 novembre 2012 | 0 commentaire

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Tout comme l’évolution des outils informatiques et en ligne nous permet aujourd’hui de surveiller, suivre et corriger notre portefeuille financier, il existe désormais des outils comparables pour gérer notre santé. Bienvenue dans le mouvement de la « quantification de soi ».

par Joe McKendrick

Gérer notre santé l’œil sur nos outils informatiques, telle est l’idée défendue par Stephen Wolfram, scientifique et innovateur à l’origine de Wolfram Alpha et de Mathematica, à la Conférence sur la santé Wired, le 16 octobre dernier à New York.

Ki Mae Heussner, de GigaOm, revient sur les remarques de Stephen Wolfram, dans lesquelles il a décrit son propre régime d’autosurveillance et expliqué comment ce système permet à l’individu d’exercer un contrôle de plus en plus grand sur sa santé.

Au final, souligne-t-il, tout réside dans les données; les outils actuels fournissent la puissance analytique nécessaire pour prendre des décisions liées à la santé. Pour reprendre les observations de Ki Mae Heussner:

« Tout comme les fluctuations des données financières peuvent être symptomatiques d’un problème avec une action, explique-t-il, les schémas émanant des données personnelles obtenues par des capteurs et des appareils pourraient aider à alerter les individus et les fournisseurs de soins de santé sur des problèmes médicaux. Une combinaison d’intelligence humaine, d’expérience et de données pourrait servir à diagnostiquer un problème, puis des dispositifs et des médicaments déterminés au moyen d’algorithmes pourraient être utilisés pour le traitement, ajoute Stephen Wolfram.

D’ores et déjà, quoique de manière moins exhaustive, ce modèle d’interprétation des données aide les individus à gérer les maladies chroniques et à atteindre des objectifs spécifiques. »

La technologie à l’œuvre inclut des applications et des dispositifs d’auto-mesure, qu’il s’agisse de surveiller un régime alimentaire, la tension artérielle, le rythme cardiaque, le niveau d’oxygène dans le sang, les habitudes de sommeil ou les apports et les résultats des exercices physiques. De nombreuses fonctionnalités sont disponibles via des applications téléchargeables sur smartphone.

Une étude menée l’an dernier par l’IBM Institute for Business Value confirme que les appareils destinés au bien-être répondent de plus en plus aux demandes des utilisateurs qui sont en relative bonne santé, mais qui ont besoin d’appareils qui leur dispensent des informations pour les aider à mieux contrôler leur condition physique et à mener une vie plus saine. Ces appareils planifieront, prédiront et contrôleront les informations, les communiquant directement aux médecins hospitaliers et au personnel soignant, ainsi qu’aux réseaux de soutien.

Les utilisateurs interagiront avec ces appareils comme ils le veulent et s’y connecteront via des connexions haut débit, sans fil et par câble. L’étude prédit également que ces appareils deviendront omniprésents à l’avenir, qu’ils soient connectés en ligne, à un PC, une console de jeu, une tablette ou un smartphone.

L’étude menée auprès de 1.300 individus utilisant actuellement des appareils médicaux et de bien-être révèle également une forte demande pour pouvoir entrer en contact avec le personnel soignant et réduire les visites en cabinet, ainsi que pour collaborer en ligne avec une communauté de pairs partageant les mêmes problèmes et centres d’intérêt. Les consommateurs sont d’ailleurs prêts à payer pour cela. Plus d’un tiers des actuels utilisateurs de ces appareils s’attendent à débourser de l’argent pour de nouveaux appareils médicaux au cours des deux prochaines années, tandis que 35% s’attendent également à payer un abonnement mensuel.

Cette tendance reflète celle à vouloir tout faire soi-même que la technologie encourage dans toute l’économie. Depuis l’obtention de ressources via le cloud computing jusqu’à la collaboration sur les réseaux sociaux, en passant par l’apprentissage via des cours en ligne, l’économie du tout faire soi-même est motivée par le libre-service, l’efficience et, par-dessus tout, les données. Dans le domaine de la santé, ce facteur joue également un rôle important dans le mouvement de la « quantification de soi », ou Quantified Self en version américaine, qui promeut « la connaissance de soi par les chiffres ».

Photo: CNET

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