Épidémies: New York, Los Angeles et Honolulu en tête des aéroports américains propagateurs

Par la rédaction | 10 août 2012 | 0 commentaire

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Une modélisation par des chercheurs du MIT de l’influence des grands aéroports sur la propagation des maladies montre que leur position et leurs liaisons jouent un rôle important.

par Janet Fang

En 2003, le SRAS s’est répandu dans 37 pays et a tué un millier de personnes; la pandémie de grippe H1N1 de 2009 a quant à elle tué près de 300.000 personnes à travers le monde.

Aujourd’hui, les scientifiques ont développé un nouveau modèle de contagion des maladies qui juge les aéroports en fonction de leur influence de propagation. MIT News s’est interrogé sur ceux qui étaient les plus susceptibles de jouer un rôle majeur dans la croissance d’une pandémie.

Pour déterminer dans quelle mesure les 40 plus grands aéroports américains peuvent influencer la propagation d’une maladie contagieuse née dans ces villes, des chercheurs du MIT se sont concentrés sur les premiers jours d’une épidémie.

La plupart des modèles mettent l’accent sur les phases finales, examinant les lieux où se sont au final développés les taux d’infection les plus élevés. Toutefois, cette nouvelle approche pourrait aider à déterminer des mesures pour contenir l’infection et aider les autorités de santé publique à prendre des décisions sur la distribution de vaccins ou les traitements dans les tout premiers jours de la contagion.

Pour créer un outil qui prédit où et à quel rythme une maladie peut se propager, ils ont incorporé:

  • des variantes dans les habitudes de déplacement des individus;
  • l’emplacement géographique des aéroports;
  • la disparité des interactions entre les aéroports;
  • les temps d’attente aux différents aéroports.

On découvre alors qu’il ne s’agit pas d’une question de taille. Les plus grandes plates-formes aéroportuaires (en termes de trafic) ne sont pas les propagateurs de maladie les plus influents.

Si l’aéroport d’Honolulu n’accueille que 30% de trafic aérien comparé à l’aéroport international Kennedy de New York, le nouveau modèle prédit qu’il est presque aussi influent en termes de contagion en raison de sa position dans le réseau de transport aérien: son emplacement dans l’océan Pacifique et ses nombreuses liaisons avec des aéroports distants, vastes et bien desservis le classent en troisième position en termes d’influence dans la propagation de la contagion.

  1. L’aéroport Kennedy de New York est classé premier par le modèle.
  2. Il est suivi par les aéroports de Los Angeles, Honolulu, San Francisco, Newark, Chicago (O’Hare) et Washington (Dulles).
  3. L’aéroport international Hartsfield-Jackson d’Atlanta, qui est le premier en nombre de vols, se classe 8e en termes d’effet de contagion.
  4. L’aéroport international Logan de Boston se classe 15e.

L’équipe était dirigée par Ruben Juanes du département d’ingénierie civile et environnementale du MIT.

Leurs travaux ont été publiés dans PLoS ONE début juillet.

[Via MIT News]

Image: Juanes Research Group

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