Pour empêcher l’exploitation illégale, le Liberia et l’Union européenne ont conclu un accord en vertu duquel des codes-barres seront apposés sur les arbres de ce pays qui représente presque la moitié de la forêt tropicale ouest-africaine.
Le Liberia et l’Union européenne ont signé récemment un accord visant à empêcher l’exploitation forestière illégale tout en soutenant son industrie forestière en plein essor. Le projet est simple dans l’idée, mais complexe à appliquer: apposer des codes-barres sur tous les arbres que compte le pays.
Si l’idée vous paraît vaine, sachez que 45% de toute la forêt tropicale d’Afrique de l’Ouest (4,3 millions d’hectares) se trouve au Liberia.
L’industrie du bois au Liberia a longtemps été marquée par la corruption; l’ancien président Charles Taylor a été accusé de vendre des « bûches de guerre » (du bois utilisé pour les armes) afin d’alimenter son régime.
Les sanctions résultantes imposées par les Nations Unies ont été levées en 2006, mais l’industrie du bois du Liberia doit encore retrouver son équilibre. Elle représentait autrefois 20% du PIB du pays.
Parmi les obstacles: la capacité de garantir à l’UE et d’autres organismes gouvernementaux que son activité forestière peut effectivement être légale et durable.
Le nouvel accord s’inspire d’autres marchés passés entre l’Union européenne et de grands exportateurs de bois (tels que le Ghana, le Cameroun et l’Indonésie). Le pacte définit le bois légal et implique le déploiement d’un système pour garantir le suivi et la conformité.
Une façon de procéder est de donner un code-barres à chaque arbre.
Le défi, bien entendu, est de veiller à ce que le système soit déployé et géré correctement. Mais en tant que plus grand client du Liberia, l’UE a une bonne raison de presser le pays d’adopter un comportement éthique et durable. Après tout, il se situe juste un niveau en dessous dans la chaîne d’approvisionnement de l’organisme.
[via Yale e360]




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