Les bibliothèques du futur pourraient être stockées dans l’ADN | SmartPlanet.fr

Les bibliothèques du futur pourraient être stockées dans l’ADN

Par David Worthington | 7 février 2013 | 0 commentaire

Des chercheurs ont conçu un archivage des données dans l’ADN, qu’ils espèrent faire aboutir à une technique commercialisable d’ici dix ans environ.

À l’avenir, les chercheurs pourraient utiliser l’ADN comme moyen alternatif d’encoder les données pour stocker des bibliothèques entières pas plus grandes que le petit doigt. Les détails de l’expérience ont été publiés fin janvier dans la revue Nature. Les chercheurs ont trouvé (du moins en théorie) un moyen d’archiver des données pendant 50 ans ou plus à grande échelle, ce qui serait une alternative attractive aux supports numériques.

Les auteurs incluent des scientifiques de l’Institut européen de bioinformatique (European Bioinformatics Institute), situé au Royaume-Uni, et des employés d’Agilent Technologies, un fabricant de solutions de mesure basé en Californie. Les chercheurs estiment que la technique pourrait être viable commercialement d’ici dix ans environ, si tant est qu’elle soit commercialisée un jour.

Il existe un vrai besoin pour une meilleure technologie de stockage. La diversité, la rapidité et le volume des données que les entreprises collectent ont augmenté considérablement, mais l’archivage de ces grandes quantités de données peut être problématique, car les supports numériques nécessitent une maintenance, ce qui n’est pas le cas de l’ADN. Sa dimension scientifique est pleine de promesses et ses caractéristiques sont idéales.

La capacité de l’ADN à encoder des informations à très haute densité a de quoi séduire: votre propre identité tient dans quelques cellules minuscules. Par comparaison, il faudrait un espace de stockage de 1,5 gigaoctet sur les disques durs traditionnels pour contenir l’intégralité du génome humain. En outre, il est potentiellement assez flexible pour être utilisé au-delà du simple archivage. L’ADN pourrait également devenir réinscriptible, grâce aux efforts de chercheurs de l’université de Stanford.

En mai 2012, l’équipe de Stanford a conçu une méthode pour rendre l’ADN réinscriptible. Ils ont transformé l’ADN de la bactérie E. coli en un système de mémoire d’ordinateur, ne comportant que quelques bits de données. Des ordinateurs biologiques… qui l’eût cru?

Image: université de Harvard

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