Des mobiliers urbains interactifs ou améliorés, comme des panneaux d’affichage informant en temps réel et des potelets lumineux, vont être expérimentés à la fin de l’année dans la capitale.
La Ville de Paris avait lancé fin 2010 un appel d’offres, clos le 1er mars, pour du « mobilier urbain intelligent ». Elle a reçu une cinquantaine de dossiers et annonce en avoir retenu 40, qui seront installés dans la capitale à la fin 2011, pour six mois (éventuellement renouvelables une fois).
« Des abri-voyageurs interactifs, des panneaux d’affichage offrant des informations en temps réel, des potelets de sécurité lumineux et déformables… », donne en exemple la mairie, qui annonce une présentation en détail des projets retenus en mai sur Paris.fr.
En ligne: (courte) présentation de six des projets retenus
La Ville explique qu’ il « existe de très nombreux types de mobiliers sur le domaine public. Cabines téléphoniques, abri-voyageurs, bancs publics, panneaux d’information… ces équipements aujourd’hui ‘inertes’ deviendront demain ‘interactifs’ en intégrant de nouvelles technologies d’ores et déjà disponibles sur le marché. »
Des plate-formes applicatives ouvertes
Lors de la présentation le 4 février de l’appel d’offres de la mairie de Paris, il était précisé que par « intelligent » il faut entendre une innovation technologique, de service, d’usage, de matériaux…
Les expérimentations auront lieu sur une cinquantaine d’emplacements, sur les trottoirs et dans les parcs et jardins, ainsi éventuellement que dans des sites de la RATP, d’Aéroports de Paris (ADP), des hôpitaux, des centres commerciaux, des Fnac…
Parmi les contraintes requises, « l’ouverture des plate-formes applicatives et le respect des standards (ceci pour permettre un hébergement éventuel d’applications informatiques tierces) ». Cela pour « permettre de ‘plugger’ des applications qui n’émanent pas forcément de l’opérateur qui aura proposé le mobilier ».
Les porteurs de projets éligibles pourront solliciter une aide financière du fonds Paris Innovation Amorçage (créé par la Ville avec Oseo), d’un montant maximum de 100.000 euros en avance remboursable, au titre des projets d’expérimentation soutenus par le Laboratoire Paris région innovation.
Chaque projet autorisé devra payer une redevance minimale de 100 euros par mois et par mobilier à la Ville de Paris. « Si le mobilier générait des revenus supérieurs à ce montant, une redevance de 16% devrait être versée par l’entreprise à la Ville. »
Des services applicatifs purs dans un second temps
Dans un premier temps, a précisé la mairie, l’appel à projets était limité à des mobiliers devant être déployés physiquement. Plus tard, l’objectif est de lancer une deuxième phase d’appel à projet « ouverte plus largement à des services applicatifs purs qui n’auraient pas forcément de mobilier à déployer sur la voirie », d’où la demande de plateformes applicatives ouvertes.
Sont considérés comme du mobilier des tags NFC ou 2D (NDLR: comme les codes QR pour smartphones déployés à Bordeaux) pour des applications localisables, indique la Ville.
Source: « Mobilier urbain: 40 projets innovants retenus« , Mairie de Paris
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