L’association écologiste épluche les positions des candidats, déclarés ou probables, à l’élection présidentielle de 2012, sur l’énergie.
Greenpeace entreprend jusqu’à l’élection présidentielle d’avril-mai 2012 un suivi des positions des candidats sur les politiques énergétiques et climatiques, suivi baptisé « stress test » (test de résistance, par allusion à ceux menés sur les centrales nucléaires après les banques).
Elle classe ainsi les candidats, officiels ou potentiels, en engagés, attentistes et rétrogrades. L’association indique avoir élaboré cette présentation en suivant les interventions des candidats, leurs propositions et points de vue, plus leurs réponses à un questionnaire sur trois volets:
Les personnalités n’ayant pas répondu sont classées en attendant « rétrogrades ».
Martine Aubry avant-gardiste « timide »
Estimation provisoire de Greenpeace: au PS, la plupart des candidats sont dans le groupe des attentistes, à l’exception de Martine Aubry, qui « fait une entrée timide dans le groupe des avant-gardistes ». Elle a proposé de « sortir progressivement et sérieusement du nucléaire » et rappelle que « notre projet [du PS, NDLR] mentionne explicitement l’instauration d’une contribution climat-énergie ».
François Hollande, Ségolène Royal, et les autres candidats socialistes « se refusent encore à faire un choix clair en faveur d’un autre modèle énergétique », selon l’association.
Dans ses réponses au questionnaire, François Hollande a répondu que « la préparation à l’après nucléaire est une nécessité absolue, compte tenu de la réévaluation des risques post-Fukushima et de leur acceptabilité ». Début juin, il avait déclaré que « la France doit faire le même effort que l’Allemagne en 15 ans, soit réduire de 75 à 50% notre dépendance au nucléaire d’ici à 2025″.
Fin mai, Ségolène Royal déclarait quant à elle « On peut viser une échéance à 40 années pour sortir du nucléaire, [...] peut-être garder une ou deux centrales[...] qui serviront d’appui ».
Chez les deux autres candidats PS à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg n’a jamais abordé la question du retraitement, note Greenpeace, et Manuel Valls n’a pas répondu à ses questions ni ne s’est exprimé sur plusieurs points.
Peu de réponses chez les centristes
Chez les centristes, ni François Bayrou ni Jean-Louis Borloo n’ont répondu, et rares sont leurs prises de positions publiques sur le sujet.
A droite, « les positions ne sont pas toutes alignées sur la ligne présidentielle. Des voix s’élèvent pour défendre une sortie du nucléaire, certes à plus au moins long terme. C’est le cas de Dominique de Villepin et de Christine Boutin, plus proche des candidats socialistes que de Nicolas Sarkozy. » Ce dernier est classé rétrograde par Greenpeace, qui stigmatise « son obsession nucléaire ».
Les positions de Greenpeace prêtent à débat, en tout cas son « stress test » permet de suivre de façon claire (et étayée, les citations – questionnaire, discours, interviews antérieures… – étant précisément sourcées) les positions des uns et des autres.
Sur la Toile
Présidentielle 2012. Le stress test des candidats – Greenpeace
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