Des chercheurs du MIT ont conçu un gel injectable qui, exposé à la température élevée de l’organisme, devient plus résistant et peut servir à transporter des médicaments ou des cellules afin de régénérer des tissus endommagés.
par Janet Fang
Les gels injectables seraient formidables pour amener les médicaments vers les tissus endommagés à l’intérieur de l’organisme. Or, souvent, les gels qui peuvent être injectés perdent leur structure solide dès qu’ils sont à l’intérieur.
Aujourd’hui, des ingénieurs ont conçu un gel injectable qui réagit à la température élevée de l’organisme en devenant plus résistant, ce qui lui permet de fonctionner plus longtemps, indique MIT News.
Les hydrogels à rhéofluidification peuvent alterner entre les états solide et liquide. Ils s’écoulent comme un liquide lorsqu’ils sont soumis à une contrainte mécanique (par exemple, lorsqu’ils sont poussés par une aiguille d’injection), mais reviennent à leur état solide normal une fois dans l’organisme.
Toutefois, ils pourraient être exposés à des contraintes mécaniques dans l’organisme, et s’ils commencent à reprendre leur état liquide, ils peuvent se désagréger.
« Comment faire pour passer d’un état non durable, nécessaire à l’injection, à un état très durable, nécessaire pour offrir une longue durée de vie utile à un implant? », s’interroge l’un des chercheurs de l’étude, Bradley Olsen, du MIT.
Son équipe a donc créé un réseau de renfort dans un gel qui n’est activé que lorsqu’il est chauffé à la température du corps.
Un second réseau de renfort prend forme lorsque les polymères qui sont attachés aux extrémités s’agglomèrent. Aux températures inférieures, ces polymères (solubles) flottent librement dans le gel. Une fois chauffés à la température du corps, ils deviennent insolubles et se dissocient de la solution aqueuse, leur permettant de se rejoindre et de devenir encore plus résistants.
Le gel reste dur et met du temps à se dégrader, ce qui peut être utile pour transporter des médicaments ou des cellules afin de régénérer des tissus endommagés. Il peut également être ajusté pour se dégrader au fil du temps, ce qui serait utile pour la libération de médicaments à long terme.
Ces travaux ont été publiés dans Advanced Functional Materials.
Via MIT News Office
Photo: lloydabell34 via Flickr, sous licence Creative Commons CC by
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