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Un panel IBM se penche sur le stockage des données

Par Rachel King | 23 septembre 2011 | 0 commentaire

L’explosion du volume de données se poursuit, avec 1.000 milliards d’appareils connectés à Internet prévus d’ici 2015 et des projets nécessitant une mémoire croissante. Exemples de choix face à ces défis.

SAN FRANCISCO — Alors que de plus en plus de contenu est migré vers le cloud computing et que de plus en plus d’appareils mobiles se connectent à internet, le rythme de l’accumulation des données croît nettement plus vite que la quantité d’espace de stockage développé pour les contenir.

À l’occasion de la réunion d’un panel dans les bureaux d’IBM à San Francisco le 7 septembre dernier, Steve Wojtowecz, vice-président du développement de logiciels de stockage à IBM, a déclaré qu’il y aura plus d’un billion (un million de millions) d’appareils connectés à Internet d’ici 2015.

D’après une étude menée auprès de 255 professionnels de l’informatique que l’institut de sondage Zogby International a interrogés pour le compte d’IBM au sujet des priorités en matière de dépenses logicielles et des besoins organisationnels, près de la moitié des personnes interrogées (43%) ont admis qu’elles étaient préoccupées par la gestion des grands volumes de données.

Voici comment ces personnes prévoient de remédier au problème:

  • 48% prévoient d’accroître les investissements dédiés au stockage dans la virtualisation;
  • 26% prévoient d’accroître les investissements dans le cloud computing;
  • 24% prévoient d’accroître les investissements dans la mémoire Flash et la technologie de mémoire à semi-conducteurs.

Pour répondre aux impératifs de stockage, IBM envisage notamment d’adopter des solutions différentes selon les industries. Jusqu’ici, IBM a présenté des projets qui mettent essentiellement l’accent sur la santé et la cosmologie.

Voici une brève description de deux d’entre eux.

  • Une solution d’archivage médical en partenariat avec TeraMedica: exploitant des systèmes IBM, le système de stockage et le logiciel donneront aux patients et au personnel soignant un accès instantané aux données médicales cruciales directement sur le lieu de soins. Le système peut gérer jusqu’à 10 millions d’images médicales tout en aidant les professionnels de la santé à dispenser de meilleurs soins avec des coûts réduits.
  • Un système de stockage en collaboration avec l’Institut de cosmologie informatique (ICC) de l’université de Durham, au Royaume-Uni: inspiré par la technologie utilisée dans le système IBM Watson, ce système de stockage optimisé permettra à une cinquantaine de chercheurs de travailler de manière collaborative et simultanée. Le système contiendra et permettra aux utilisateurs de gérer jusqu’à un pétaoctet de données sur deux projets: la formation des galaxies et le devenir du gaz hors des galaxies.

240.000 capteurs dans un campus

Bien entendu, il existe également de nombreux motifs d’ordre financier et liés à la durabilité. Par exemple, dans ses centres de traitement de données de Boulder, dans le Colorado, IBM a réduit ses installations de stockage par bloc de moitié, réinvestissant cet argent dans la mise en place d’un système de cloud computing et la création d’autres opportunités commerciales.

Sur son campus de Rochester, dans le Minnesota, IBM a installé environ 240.000 capteurs à travers tout le bâtiment, aussi bien au niveau des conduits d’aération que des toilettes. Des données sont collectées par 15% des capteurs toutes les 15 minutes, ce qui équivaut à environ 20 millions de données par semaine.

Non seulement ce système procure une multitude d’informations sur les installations qui peuvent être utilisées pour gérer le campus plus efficacement, mais il accumule également de nombreuses données qu’il faut bien stocker quelque part.

« Nous devons comprendre comment utiliser ces données d’une manière qui soit bénéfique pour IBM », estime Steve Wojtowecz. « Pour moi, c’est le début d’un bâtiment intelligent. »

Même si toutes les industries ou presque vont devoir concocter un plan pour répondre aux impératifs de stockage croissants, le domaine du divertissement se retrouve tout particulièrement en ligne de mire.

Un film représente en moyenne 10 à 20 téraoctets

Peter Ward, ancien vice-président en charge des opérations d’information et des licences de contenu à Sony Pictures, a expliqué durant la réunion du panel que le tournage de films en numérique, et plus encore en 3D, nécessite d’inclure le stockage dans le budget. Selon ses dires, de nombreux plateaux de tournage accueillent désormais des centres de traitement de données dans des caravanes, dont certains transfèrent les séquences en simultané aux studios de Hollywood.

Pour avoir une meilleure idée de la quantité de stockage requise par un film hollywoodien lambda, Peter Ward a indiqué qu’un film, y compris le contenu coupé en salle de montage, peut occuper jusqu’à un pétaoctet d’espace. Toutefois, le projet fini moyen représente entre 10 et 20 téraoctets.

Même si les principaux studios, et probablement de nombreuses entreprises internationales, savent déjà quels sont leurs besoins de stockage ou sont en train de les évaluer, cette partie reste problématique pour la grande majorité des entreprises.

« Il existe de nombreux outils à disposition », affirme Andrew Reichman, analyste principal à Forrester Research, mais « le problème, c’est qu’on ne sait pas où les appliquer ».

Constatant que même de nombreuses entreprises classées au Fortune 500 sont en difficulté, Andrew Reichman explique que beaucoup d’entreprises restent fidèles à leurs approches d’origine, consistant en grande partie à ne rien changer et à simplement ajouter des capacités de stockage quelque part.

Toutefois, cela ne résout pas le problème à l’heure où les données s’accumulent à un rythme exponentiel et où les systèmes de stockage vieillissants ne sont pas adaptables à grande échelle.

Il n’y a pas qu’une seule bonne réponse, précise Andrew Reichman, avant d’ajouter que les capacités analytiques et l’infrastructure nécessaires pour favoriser ces changements doivent s’améliorer plus rapidement.

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