Un système d’imagerie thermique identifie la déperdition d’énergie des bâtiments | SmartPlanet.fr

Un système d’imagerie thermique identifie la déperdition d’énergie des bâtiments

Par Andrew Nusca | 5 avril 2011 | 0 commentaire

(vidéo) Un procédé développé au MIT utilise un véhicule équipé d’appareils photo automatiques et mesure les pertes de chaleur de grands ensembles, permettant d’optimiser les rénovations.

Une nouvelle technologie développée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) promet de rationaliser le processus des bilans énergétiques, permettant des analyses thermiques de vastes ensembles de bâtiments et de villes entières.

La technique emploie un véhicule équipé d’appareils photo automatiques (un peu comme ceux que Google utilise pour la fonction « Street View » de son service Google Maps) qui capturent des images infrarouges thermiques des bâtiments aux alentours.

Une réhabilitation ciblée

L’idée: identifier les bâtiments qui sont les moins performants sur le plan énergétique en détectant la chaleur qui se dégage des murs, des toits, des portes et des fenêtres. Les photos permettent d’établir des comparaisons quantitatives du taux de déperdition de chaleur, ce qui permet d’entamer plus vite des travaux de réhabilitation sur les bâtiments qui en ont le plus besoin.

Ce point est important, car les dépenses en vue d’améliorer l’efficacité énergétique peuvent alors être optimisées pour cibler les mauvais élèves, au lieu d’obliger tout le monde sans distinction à procéder à des travaux de rénovation spécifiques.

De plus, beaucoup de programmes existants ne distinguent pas la valeur des différentes améliorations; ainsi, un crédit d’impôt de 2.000 dollars qui serait idéalement employé pour l’installation de nouvelles fenêtres et le renforcement de l’isolation peut très bien se matérialiser sous une autre forme.

Diagnostic rapide

La technologie a été développée par les chercheurs Long Phan et Jonathan Jesneck, sous la direction du professeur Sanjay Sarma. Elle était prévue au départ pour analyser toute la ville de Cambridge (berceau du MIT) et la base militaire de Fort Drum, dans l’État de New York.

Dans une déclaration, Long Phan décrit l’approche comme « un système de diagnostic de performances énergétiques à distance, non invasif et à haut rendement », un facteur important car les audits conventionnels des logements prennent beaucoup de temps.

Le fonctionnement est le suivant.

  • Tout d’abord, l’équipe photographie les bâtiments avec le système, qui capture des images infrarouges à ondes longues haute résolution à l’aide d’un appareil photo bon marché à basse résolution.
  • « L’ingrédient secret » est une technologie d’imagerie thermique qui réduit les coûts, appelée « Kinetic Super Resolution » (superrésolution cinétique). Celle-ci utilise un ordinateur pour combiner de multiples images prises à l’aide d’un appareil photo infrarouge basse résolution bon marché pour produire une mosaïque haute résolution.
  • Un logiciel traduit ces images en une estimation des coûts nécessaires pour réaliser des améliorations, et du retour sur investissement que ces travaux pourraient générer. À la disposition des chercheurs: une base de données de l’association Green Guild.

Le projet fait partie d’un plan annoncé par Boston l’année dernière en vue de devenir la ville la plus écologique au monde. Bien évidemment, mieux faut savoir à quoi s’attendre avant de commencer à attaquer les remises en état.

L’équipe a présenté une synthèse de son travail à la conférence sur l’énergie du MIT, le 5 mars dernier:

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