Un Zeppelin mesure la radioactivité ambiante à Paris

Par Thierry Noisette | 14 mars 2011 | 10 commentaires

Les capteurs de ce dirigeable Zeppelin-NT permettront d’établir une cartographie de référence de la ville, facilitant la détection ultérieure d’éventuelles anomalies.

Les Parisiens qui voient un ballon dirigeable au-dessus de leur tête ces jours-ci ne rêvent pas: un appareil de type Zeppelin-NT a été autorisé par la préfecture de police à survoler la capitale.

http://www.dailymotion.com/videoxhmpyf

« Dans le cadre d’un programme de recherche scientifique soutenu par les pouvoirs publics et suivi par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) », ce dirigeable affrété par la société Airshipvision passe au-dessus de Paris, du 12 au 20 mars. Il circule à une altitude de 150 à 200 mètres.

Le ballon transporte des capteurs capables de mesurer la radioactivité ambiante, d’origine naturelle ou artificielle. Il permettra en outre de disposer d’une cartographie de référence de la ville facilitant la détection ultérieure d’éventuelles anomalies.

Partant de l’aéroport du Bourget, le ballon doit effectuer une vingtaine d’heures de vol avec des vols pouvant durer jusqu’à six heures maximum par jour. En fonction de la direction du vent, le ballon effectuera des mesures d’est en ouest ou du nord au sud, avec un pas d’échantillonnage de 100 mètres.

Des mesures habituellement réalisées par hélicoptère

Ces types de mesures sont généralement réalisées par hélicoptère, précise la mairie de Paris. L’expérience doit aussi évaluer si le ballon dirigeable constitue un moyen plus adapté aux conditions urbaines, avec des nuisances sonores réduites et une faible empreinte écologique.

« Rien à craindre pour autant, cette opération ne répond pas à un éventuel danger pour les Parisiens », déclare la mairie. « Chaque ville émet un certain niveau de radioactivité. Il s’agit de réaliser un état des lieux initial. Cela consiste à mesurer les très faibles signaux qui sont dus à la radioactivité naturelle comme par exemple celle contenue dans les sols, les matériaux de construction, les routes etc.

Des analyses qui permettront une meilleure interprétation des mesures prises en cas de crise et ainsi mieux localiser et identifier une éventuelle menace pour une intervention plus rapide des secours.

Pour cette expérimentation, le coût global de l’opération est de quelques centaines de milliers d’euros. »

Sources: préfecture de police de Paris, mairie de Paris

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  • 1

    WhilelM

    14 mars 2011

    Aucun rapport avec les événements japonais bien évidemment ?

  • 2

    Tkp

    14 mars 2011

    C’est fou comme le hasard fait bien les choses…

  • 3

    Antoine

    14 mars 2011

    Quelques centaines de milliers d’euros !! Alors que les mesures auraient pu être effectuées au sommet de la tour Eiffel pour presque rien !! Et alors que l’on aurait pu avec cet argent, et même pour beaucoup moins cher, mettre en place pour un vrai dirigeable touristique régulier accessible au public !!

  • 4

    Michèle77

    15 mars 2011

    Les résultats seront-ils communiqués ? Et dans combien de temps ?
    S’il y a une alerte, il faut qu’elle soit immédiate (qu’on ne nous
    raconte pas que le nuage s’arrête aux frontières :(

  • 5

    Gauthier

    15 mars 2011

    Il est évident qu’une opération de ce genre ne se monte qu’en 3 jours, et que des mesures locales pour l’ensemble de la ville peuvent se prendre depuis un point unique.

    Avant de crier au scandale, ou à la catastrophe, merci de réflechir à la logistique derrière de tels projets, ainsi qu’à la variabilité de telles mesures sur un échelle géographique restreinte.

  • 6

    Nicolas

    16 mars 2011

    Travaillant dans le milieu de la sécurité civile, j’appuie le commentaire de Gauthier. Ce déploiement était planifié depuis 2 ans, en partie dans le cadre du projet européen IMSK (sécurité des sites grand public). L’obtention des autorisations de vol au-dessus de Paris (même pour un Zeppelin) est très longue. Beaucoup d’industriels ou centres de recherche (dont le CEA) participent au financement de cette opération. D’autres villes européennes feront l’objet de mesures similaires. Absolument rien à voir donc avec les incidents au Japon. Mauvaises langues s’abstenir la prochaine fois….

  • 7

    Delphine

    21 mars 2011

    Vu au dessus de chez moi dimanche midi… à 80km à l’Est de Paris! (limite de la RP)

  • 8

    quenelle

    22 mars 2011

    cher nicolas qu’est ce qui nous prouve que ce n’est pas toi la la mauvaise langue !!!! lol parce moi aussi je travail dans la securité civile lol certe tes arguments sont corrects mais pourquoi devrait ont les appliquer à la situation ? tu sais nicolas si urgence ou guerre il y a , autorisation rapide de survoler paris tu aura !!! parce 1 ans aprés, tes ennemis auront le temps de changer le nom des rue lol
    alors nicolas un conseil, ne dis jamais que les gens sont des mauvaises langues avant de l’avoir demandé à leurs ex !!!!

  • 9

    Emmanuel

    27 mars 2011

    J’ai vu le zeppelin en question survoler Paris la veille du
    tremblement de terre japonais.
    Ça devrait clore le débat.

  • 10

    paris

    1 avril 2011

    et quels sont les resultats de ces mesures en ce qui concerne les jours recents où le nuage est passé sur la france?

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