Une imprimante 3D produit un vrai flingue

Par la rédaction | 8 août 2012 | 2 commentaires

L’impression en 3D rendra-t-elle obsolète le contrôle des armes à feu? Un internaute a imprimé en relief le récepteur intérieur, pièce clé d’un pistolet, puis il l’a testé et a documenté le processus.

par Tuan C. Nguyen

Vous aurez du mal à trouver quelqu’un qui critique l’impression 3D. Outre qu’elles ont le potentiel de révolutionner l’industrie de la fabrication, les machines semblent sortir un produit phare après l’autre, avec des objets tels que des instruments de musique, des bonbons, des jouets, des bibelots et même des voitures.

Mais maintenant que quelqu’un a compris comment imprimer une arme à feu entièrement fonctionnelle, la technologie va devenir beaucoup plus controversée.

Des photos du premier pistolet au monde imprimé en 3D ont été découvertes sur AR-15.com, un forum dédié aux amateurs d’armes à feu et aux partisans du droit à porter des armes.

Le créateur, qui se fait appeler HaveBlue, a assemblé l’arme en combinant le corps d’un pistolet de calibre .22 normal avec la version plastique imprimée du récepteur inférieur utilisé dans les fusils d’assaut AR-15 (similaire au M16 militaire). HaveBlue a ensuite testé la création en tirant 200 cartouches sans que l’arme ne montre aucun signe de dysfonctionnement ou de complication, d’après un billet sur le site.

HaveBlue documente son processus de création d’arme de façon tellement détaillée que cela peut en être déconcertant pour certaines personnes. Avec guère plus qu’une imprimante 3D Stratasys, un lot de résine plastique à 30 dollars et des spécifications d’impression disponibles sur internet, l’utilisateur a pu produire plusieurs des pièces actives nécessaires. Un plan directeur pas à pas pour créer votre propre récepteur inférieur d’AR-15 est également disponible sur Thingiverse.

Si une seule pièce du fusil a réellement été « imprimée », le récepteur inférieur est la pièce cruciale qui permet à l’arme de tirer. Elle contient la culasse et le magasin où sont stockées les munitions. C’est pourquoi, conformément à la loi américaine sur le contrôle des armes, c’est cette pièce inférieure qui constitue une arme opérationnelle et qui est donc fortement réglementée.

Le problème qui se pose maintenant, c’est que si quiconque équipé d’une imprimante 3D peut fabriquer cette pièce lui-même ou, comme je l’ai découvert précédemment, peut acheter librement des armes à feu en passant par des sites web clandestins, dans quelle mesure peut-on parler de « contrôle des armes »?

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  • 1

    BenCaAlors

    10 août 2012

    Ça devient dingue !
    Et après les flingues, certains imaginent même faire des baraques entières : http://www.culturellement-geek.com/actus/contour-crafting

  • 2

    vVdesign

    16 août 2012

    J’ai déjà eu l’occasion d’utiliser Thingiverse pour stocker des
    modèles 3D et le règlement interdit d’y héberger des armes… je
    suis étonné de lire çà…

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